Dani Alves n’a pas beaucoup d’arguments à mettre en avant au sujet de la qualification éventuelle de l’Argentine pour le Mondial 2018. Le latéral droit brésilien ne se rend pas compte que l’Albiceleste est en grande difficulté…
L’équipe nationale du Brésilien caracole en tête de la « Zone Amérique du Sud » lors des éliminatoires du Mondial 2018. La Seleção a même déjà composté son ticket pour la Coupe du monde russe alors qu’il reste quatre journées à disputer. A contrario, l’équipe d’Argentine est dans la panade à ce stade. La défaite en Bolivie (0-2) a encore fragilisé le sélectionneur Edgardo Bauza. Après ce revers, on croyait même que ce dernier allait être éjecté par la Fédération argentine de football. Mais il semble que l’AFA ait d’autres chats à fouetter…
Cela fait un paquet d’années et même de décennies qu’elle n’arrive pas à améliorer son image de marque. Les affaires de corruption fleurissent chaque année à propos de cet organisme qui marche sur la tête. L’AFA est en conflit avec les clubs de première division. Le chèque de 22 millions d’euros versé par le gouvernement à la Fédération (droits TV) qui a en a reversé une partie, en urgence, aux écuries n’a pas calmé la grogne… des joueurs. Le non-paiement des salaires pendant plusieurs mois a incité les footballeurs à lancer une grève. Cela a donné lieu au report de la reprise du championnat.
En parallèle, l’Albiceleste n’a pas réussi à redonner le sourire aux amoureux du foot argentin. La victoire étriquée contre le Chili (1-0) a été suivie par un revers face à la Bolivie (0-2). Résultat des courses, l’Argentine occupe la cinquième place du classement dans la « Zone Amérique du Sud ». Dans son rétroviseur, elle voit l’Équateur (6e, 2 points de retard) sans oublier, un peu plus loin, le duo Pérou – Paraguay (7e et 8e places, 4 points de retard). Comme si cela ne suffisait pas, l’Albiceleste devra défier l’Uruguay (3e), le Venezuela (10e), le Pérou (7e) et l’Équateur (6e).
Dani Alves aveuglé par le prestige de l’Argentine
Si on excepte les Vénézuéliens, qui sont derniers de la poule sud-américaine avec un bilan désastreux (6 points pris sur 42), on voit bien que les autres nations ont toutes les crocs afin d’obtenir un ticket pour le Mondial 2018. Ajoutez à cela que Lionel Messi a purgé un seul de ses quatre matches de suspension… Autrement dit, Gonzalo Higuain et consorts devront se débrouiller seuls sans « La Pulga », à moins que la FIFA revoit sa sanction à la baisse, jusqu’au dernier match contre l’Équateur qui pourrait être capital. Pour sa part, le latéral droit brésilien, Dani Alves, a misé sur le fait que l’Albiceleste allait réussir à se sortir de cette situation périlleuse.
« L’Argentine va se reprendre et elle ira à la Coupe du Monde. C’est une sélection historique et l’histoire, ça compte. On ne peut pas imaginer un rendez-vous mondial sans les meilleures équipes. L’Albiceleste possède de très grands joueurs, dont Messi et Javier Mascherano », a souligné le latéral droit de la Juventus selon le site de la FIFA. On se demande si l’ancien joueur du FC Barcelone a bien étudié la situation globale de l’équipe d’Argentine qui est au pied du mur en Amérique du Sud.

