Pas en verve lors de leur dernière sortie en sélection, les gardiens espagnol David De Gea et français Hugo Lloris se défendent.
Encore moins que les autres joueurs présents sur le terrain, les gardiens n’ont pas le droit à l’erreur. Une raison à cela, ces erreurs sont rédhibitoires car personne ne peut les rattraper et sont donc lourdes de conséquences puisqu’elles se transforment inévitablement en but. C’est ce qui est arrivé à David De Gea vendredi soir en Russie. Lors du match contre le Portugal (3-3), le portier espagnol a laissé échapper un tir de Cristiano Ronaldo au fond de ses filets.
Si on devait remplacer un joueur pour une erreur…
« Si on devait remplacer un joueur pour une erreur… Je suis tranquille et prêt pour le prochain match. Un jour tu es très mauvais et le lendemain tu es très bon. Je n’ai tué personne. Il faut relativiser », a réagi le pensionnaire de Manchester United après la rencontre. Effectivement, les autres joueurs ne sont pas remplacés pour une erreur. Son confrère français, Hugo Lloris, est lui aussi agacé du traitement particulier qui est réservé aux gardiens.
Lloris fait la différence entre boulette et erreur d’appréciation
Ces derniers mois, le Français n’a pas été irréprochable, tant en club qu’en sélection. « Aujourd’hui, de toute façon, dès qu’un gardien fait une erreur, ça devient une boulette. Mais, c’est quoi, une boulette, réellement ? Une erreur d’appréciation, oui, mais une boulette, ça englobe volontairement des choses différentes », a-t-il plaidé auprès de L’Equipe.
« C’est le foot actuel. En fait, je n’ai même pas envie… (Il soupire.) Je m’en fous, voilà. Après un match, je sais exactement ce que j’ai fait de bien, et ce que j’aurais pu faire mieux », a-t-il ajouté. Samedi dernier contre les Etats-Unis, Hugo Lloris aurait pu faire mieux… Espérons que cet après-midi après le match contre l’Australie, il n’aurait pas cette impression.

