L’ancien sélectionneur de l’équipe de France Laurent Blanc a évoqué la dynamique des Bleus lors de la Coupe du monde.
Après avoir éliminé l’Argentine (8es de finale) puis l’Uruguay (¼ de finale), les hommes de Didier Deschamps vont défier la Belgique en demi-finales de la Coupe du monde. Lors d’un entretien relayé par Le Parisien, Laurent Blanc a souligné le fait que bon nombre de personnes ne croyaient pas du tout en l’escouade tricolore il y a encore quelques jours. « L’équipe de France, je la sens bien depuis pas mal de temps. Elle a réalisé deux très bons matchs, mais peu percevaient le potentiel de cette équipe. Il se met en place et réalise des dégâts. (…) Il y a beaucoup de talents dans cette équipe. Il y a même du grand talent », a analysé le Cévenol. Blanc a insisté sur le fait que c’est vraiment « dommage » que « certains s’en aperçoivent maintenant » au stade des demi-finales. « Tous ceux que je croise dans la rue me disent qu’on va gagner la Coupe du monde. Il y a deux ou trois mois, peu le pensaient. La France démontre qu’elle en est capable. »
A ses yeux, Kylian Mbappé symbolise bien cette fougue française en Russie. Le technicien libre de tout contrat est persuadé que l’attaquant du PSG est un joueur exceptionnel. Toutefois, le coach a rappelé que le natif de Bondy était encore très jeune (19 ans). Pour lui, il faut donc le protéger au maximum. « J’espère qu’il ne sera pas perturbé. Je vais employer une expression imagée : j’espère qu’il ne sera pas mangé par les petits oiseaux. J’ai envie qu’il donne la plénitude de son talent pendant très longtemps. » Pour en revenir à l’équipe de France sur le plan général, Laurent Blanc a recommandé aux hommes de Didier Deschamps d’évacuer au maximum la pression avant de défier la Belgique. « L’environnement fait que ça chauffe, ça parle. Cela donne une motivation supplémentaire, mais les joueurs sont dans leur match. Ils savent ce qu’ils doivent faire. Il faut arriver le plus relâché possible et concentré uniquement sur le match. »
Blanc fait le parallèle avec 1998
Il se méfie beaucoup de la Belgique qui a réussi à éliminer le Brésil au tour précédent grâce à un gros point port. « Les Belges ont un système de jeu très efficace, notamment en contres. Les Brésiliens en ont été victimes. Ils ont les joueurs qui collent à cette organisation. Ce sera compliqué, parce qu’ils m’ont fait une très bonne impression. Leur trio devant est excellent. » Blanc considère qu’il faudra surveiller de près le « phénomène » qui se nomme Eden Hazard. Le milieu offensif de Chelsea a brillé de mille feux contre la Seleção. Pour ce qui est de la France, l’ex-coach du PSG et de Bordeaux a indiqué que la formation tricolore version 2018 lui rappelait celle de 1998. « On a parlé d’un (Mbappé). Griezmann est aussi très bon. Pogba peut l’être et ils sont entourés de bons joueurs. Ils sont comme nous en 1998, si on veut faire une analogie. Il y avait de très bons joueurs et un phénomène au milieu de nous (Zidane). » Espérons que les Bleus de Deschamps viendront à bout de la Belgique avant de vaincre l’Angleterre ou la Croatie en finale de la Coupe du monde. Cas échéant, nous aurions une deuxième étoile en or sur notre maillot !

