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Le pire cauchemar des Bleus de 1993 refait surface

France - Bulgarie 1993

Crédit photo : DR

Pour toute une génération de Français amateurs de football, le nom d’Emil Kostadinov rime avec cauchemar. Le 17 novembre 1993, l’attaquant bulgare avait torpillé l’équipe de France à la toute dernière minute (1-2, dernier match de qualification pour le Mondial 1994).

Il y a 23 ans, Emil Kostadinov avait propulsé les Bleus en enfer au Parc des Princes grâce à sa réalisation alors qu’il restait une poignée de secondes à jouer. Interrogé dans les colonnes de L’Equipe, le Bulgare a envoyé un message fort à tous les Français qu’il avait rendu tristes. « Excusez-moi ! » Pour en revenir à cette rencontre, qui comptait pour les éliminatoires du Mondial 1994, Emil Kostadinov a souligné le fait que le sélectionneur Dimitar Penev n’avait « pas beaucoup parlé ce soir-là ».

Il faut dire que la Bulgarie avait simplement besoin d’une victoire dans l’Hexagone afin de composter son ticket pour les États-Unis. « Il savait ce que nous avions à faire : gagner. (…) La pression était sur les Bleus, pas sur nous. » Alors qu’il avait répondu (37e minute, 1-0) à l’ouverture du score d’Eric Cantona (32e, 1-1), Emil Kostadinov avait surgi alors que les arrêts de jeu du match allaient débuter.

La frappe de mule de Kostadinov

Bien lancé sur le côté droit, il avait accéléré avant d’envoyer un véritable coup de fusil. Le ballon avait fracassé la barre transversale avant de se loger dans les filets du gardien de but Bernard Lama qui ne pouvait rien faire sur cette action (1-2). Résultat des courses, la Bulgarie avait réalisé un exploit retentissant dans un Parc des Princes qui ressemblait à un cimetière footballistique au moment du coup de sifflet final.

Pour sa part, Emil Kostadinov s’est souvenu qu’il avait « couru » partout et que « toute l’équipe » lui était tombée dessus pour le féliciter. Même si de l’eau a coulé sous les ponts, l’homme âgé de 49 ans a indiqué que bon nombre de personnes se souvenaient encore de sa réalisation historique. « Moins maintenant en Bulgarie. Mais dès que je me rends à l’étranger, c’est systématique. » Qu’il se rassure, bon nombre de jeunes français qui avaient vu le jour dans les années 80 et au tout début des années 90, sans compter ceux qui étaient nés auparavant, ne sont pas près d’oublier son but assassin…

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