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Menaces de mort, dévouement à Jacquet… Lizarazu à coeur ouvert

Bixente Lizarazu

Crédit photo : DR

L’ancien défenseur de l’équipe de France, Bixente Lizarazu, a révélé avoir été victime de menaces de mort durant sa carrière.

Bixente Lizarazu fait partie de cette génération dorée du football français qui a tout gagné. Sa vie au quotidien n’a pas été un parcours de santé pour autant. Invité de l’émission Le Divan sur France 3 mercredi soir, le champion du monde 1998 et d’Europe en 2000 a expliqué qu’à quelques mois du Mondial en France, son moral était au plus bas en raison d’une blessure aux adducteurs.

Lizarazu prêt à se casser une jambe pour Jacquet

« Je suis passé du fond du trou au sommet du monde en six mois. Il (Aimé Jacquet, le sélectionneur des Bleus à l’époque, ndlr) est venu me voir à Munich et il m’a dit : fais tout ce qu’il faut en termes de soins, de récupération, d’entraînement, reviens à 100% et tu seras mon arrière gauche », a-t-il confié à Marc-Olivier Fogiel.

« C’est quelqu’un de droit. C’est quelqu’un avec des mots justes. C’est quelqu’un de fidèle. Quand il te dit quelque chose, il le fait. J’étais prêt à me péter la jambe pour lui », a-t-il ajouté, avant d’évoquer les pressions, et même les menaces dont il a été victime durant sa carrière de la part de l’ETA, l’armée basque indépendantiste.

Lizarazu menacé par l’ETA

« Tous les jours je suis conduit au centre d’entraînement du Bayern dans une berline blindée banalisée. Sur la banquette arrière je suis coincé entre deux molosses au visage impassible. Au-dessus de ma tête, un fusil mitrailleur, sur le siège, un fusil à pompe, sur les côtés des meurtrières au cas où il faudrait dégainer », a révélé Bixente Lizarazu, formé aux Girondins de Bordeaux et qui avait rejoint le club allemand en 1997 après une année compliquée à Bilbao.

Menacé de mort par l’ETA qui lui reprochait de porter le maillot d’un pays ennemi (la France), le natif de Saint-Jean-de-Luz aurait été obligé de payer un « impôt révolutionnaire » pour compenser cet affront fait au peuple basque…

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