José Mourinho est dans un grand club mais n’a pas une grande équipe. Du moins pas encore. Pour y remédier, le Portugais demande à ses dirigeants d’allonger la monnaie…
Manchester United avait réussi un très bon premier trimestre qui lui avait permis de s’installer dans la course au titre de champion d’Angleterre. Mais depuis qu’ils ont craqué lors du derby face à City (1-2) le 10 décembre, les hommes de José Mourinho sont en perte de vitesse, avec une élimination en Ligue Cup suivie de deux nuls en championnat lors des huit derniers jours.
MU, un grand club, pas une grande équipe
Mardi, les Red Devils ont sauvé les meubles en arrachant le nul à domicile à la dernière minute face à Burnley (2-2). Après la rencontre, les journalistes ont demandé à l’entraîneur portugais si MU était vraiment un grand club, et quel était le problème actuellement. « Vous pensez que l’AC Milan n’est pas aussi grand que nous ? Vous pensez que le Real Madrid n’est pas aussi grand que nous ? Pareil pour l’Inter ? Il faut différencier un grand club d’une grande équipe », a-t-il répondu.
Selon José Mourinho (qui n’endosse apparemment pas de responsabilité dans cette mauvaise série), le facteur déterminant est financier. « Manchester City achète des latéraux au prix d’attaquants ! C’est une chose d’être un grand club et une autre d’être une grande équipe parmi les meilleures du monde. On est dans la deuxième année où on essaye de reconstruire une équipe de football qui n’est pas dans les meilleures du monde », a-t-il râlé.
Mourinho veut plus d’argent pour recruter
« 320 millions d’euros dépensés depuis mon arrivée ? Ce n’est pas assez, ce n’est pas assez. Le prix pour les gros clubs est différent du prix pour les autres. Les gros clubs historiques sont punis sur le marché à cause de leur histoire », a-t-il suggéré. Le message est passé. Ses dirigeants lui offriront-ils de nouveaux renforts cet hiver ? En attendant de le savoir, City compte 12 points d’avance au classement avec un match en moins.

