L’ancien attaquant Nicolas Anelka sera à jamais associé à la débâcle de l’équipe de France lors de la Coupe du monde 2010. Et pourtant…
«Il n’a pas dit ce qui a été écrit dans les journaux. A la mi-temps, je lui dis: « Nico, ce que je veux, c’est que tu ailles dans la profondeur. On est 10 sur le banc, on a tous vu que tu n’y allais pas ». (…) En se tournant et en jetant ses chaussures, il dit: « tu n’as qu’à la faire, ton équipe de merde». Je lui ai dit: «tu as raison, tu sors.» Le truc qui m’avait vexé, c’est qu’il m’a tutoyé. Pour moi, c’est tout d’un coup un manque de respect de la fonction. Il a cassé le rapport qu’il y avait. C’était fini, il n’y avait pas de débat», a raconté Raymond Domenech… huit ans après les faits !
Anelka regrette que Domenech ait caché la vérité
Ce simple tutoiement justifierait donc la suite des événements, de l’exclusion du groupe de Nicolas Anelka à la fameuse grève de Knysna… Cette révélation de l’ancien sélectionneur fait sourire l’ancien attaquant des Bleus. « S’il avait dit ça le jour de cette Une (L’Equipe avait mis les mots : « vas te faire enculer, sale files de pute » dans la bouche de Nicolas Anelka), pas de grève des joueurs. Pas de grève, pas de bus. Donc pas de scandale mondial », a-t-il réagi dans les colonnes du JDD.
« Peut-être même une victoire dans le dernier match et une qualification à la clé. Mais ça n’arrangeait ni la Fédération ni L’Équipe de révéler la vérité… Il semblait préférable de la cacher, de condamner le geste solidaire envers moi. Je n’ai aucune rancœur, juste un sourire en coin car le faux est voué à disparaître. Lorsqu’on dit la vérité, on dort bien. Et je dors très bien », a ajouté Nicolas Anelka. Des regrets qui recoupent ceux exprimés par William Gallas cette semaine.

