Décédé le 10 février 2026 à l’âge de 73 ans, Nambatingue Toko reste une figure fondatrice de l’histoire du Paris Saint-Germain. Premier buteur européen du club en 1982, l’attaquant tchadien a marqué bien plus que les filets. Ses anciens coéquipiers évoquent aujourd’hui un homme lumineux qui a profondément marqué la vie du vestiaire parisien.
Nambatingue Toko aura marqué l’histoire du Paris Saint-Germain bien au-delà de ce but européen fondateur. Arrivé au club en 1980, l’attaquant tchadien participe à l’une des premières grandes périodes du PSG. Avec le maillot parisien, il dispute plus de 170 matchs et inscrit plus de 40 buts toutes compétitions confondues. Il fait surtout partie de l’équipe qui offre au club ses premiers grands trophées nationaux, en remportant la Coupe de France en 1982 puis en 1983. Aux côtés de joueurs comme Mustapha Dahleb, Dominique Rocheteau ou Luis Fernandez, Toko incarne alors l’esprit d’un PSG encore jeune mais ambitieux, en train de construire son identité.
C’est dans ce contexte que ses anciens coéquipiers ont tenu, au moment de sa disparition, à rendre hommage à celui qui fut pour beaucoup bien plus qu’un simple attaquant.
Luis Fernandez : « On ne pouvait pas ne pas l’apprécier »
Parmi les premiers à réagir figure Luis Fernandez, qui a joué avec Toko au PSG entre 1980 et 1985. Très ému, l’ancien milieu de terrain évoque un coéquipier protecteur et profondément bienveillant.
« J’ai beaucoup de peine. J’aimais le joueur mais surtout l’homme. Quand j’ai commencé au PSG, il m’avait pris sous son aile avec Mustapha Dahleb, Dominique Rocheteau et Jean-Marc Pilorget. On avait un groupe très uni. Toko était simple, humain. On ne pouvait pas ne pas l’apprécier. »
Fernandez raconte aussi que l’attaquant tchadien faisait partie de ces joueurs capables de créer une atmosphère particulière dans un vestiaire. Un cadre naturel, respecté par les anciens comme par les jeunes.
Michel Denisot : « Toujours de bonne humeur et attentionné »
Ancien président du PSG, Michel Denisot a également rendu un hommage appuyé à l’ancien attaquant, qui avait ensuite travaillé dans le staff du club parisien.
« Grande tristesse partagée avec tous les amoureux du PSG avec le décès de Nambatingue Toko. Grand joueur puis précieux membre du staff, toujours de bonne humeur et attentionné. Expert en football. Il aimait la vie. »
Ces mots résument parfaitement l’image laissée par l’ancien buteur. Celle d’un passionné qui continuait de transmettre son savoir longtemps après sa carrière.
Les souvenirs d’un vestiaire heureux
Dans les témoignages recueillis après sa disparition, plusieurs proches évoquent un homme qui savait maintenir l’équilibre d’un groupe. À une époque où le PSG construisait son identité, Toko faisait partie des leaders silencieux.
Luis Fernandez se rappelle notamment un joueur très protecteur avec les plus jeunes, capable de conseiller, d’encourager et de désamorcer les tensions.
Dans ce PSG du début des années 1980, qui comptait aussi des joueurs comme Mustapha Dahleb, Dominique Rocheteau ou Jean-Marc Pilorget, Toko incarnait l’esprit d’équipe. Un joueur expérimenté, déjà champion de France avec Strasbourg en 1979, qui avait rejoint Paris pour encadrer l’attaque et accompagner la croissance du club.
Nambatingue Toko pionnier africain dans l’histoire du PSG
Né en 1952 à Fort-Lamy (aujourd’hui N’Djamena), Nambatingue Toko a construit toute sa carrière en France, notamment à Nice, Strasbourg, Valenciennes puis au Paris Saint-Germain.
Entre 1980 et 1985, il dispute 171 matchs et inscrit 43 buts avec le PSG, remportant deux Coupes de France (1982 et 1983).
Mais son nom restera surtout lié à cette soirée de septembre 1982. Ce soir-là, face au Lokomotiv Sofia, il marque le premier but européen de l’histoire parisienne, ouvrant symboliquement la voie à toutes les futures campagnes continentales du club.
Aujourd’hui encore, les témoignages convergent : Nambatingue Toko n’était pas seulement un buteur historique, il était une personnalité qui comptait profondément dans la vie du vestiaire parisien.

