Thiago Silva ne parvient pas à se défaire de l’étiquette de joueur fébrile et émotif qui lui colle à la peau depuis la Coupe du monde 2014.
Quand il est arrivé au PSG en 2012 en provenance de l’AC Milan, Thiago Silva était surnommé El Monstro et considéré comme l’un des meilleurs défenseurs centraux en activité, si ce n’est le meilleur. Mais depuis la Coupe du monde 2014, une nouvelle réputation lui colle à la peau, celle d’un joueur fébrile et trop émotif qui flanche face à la pression des grands rendez-vous.
Silva énervé par sa mauvaise réputation
Ce qui lui a valu d’être écarté un temps de la Seleçao, à la suite en particulier de ses larmes versées lors de la séance des tirs au but face au Chili en 8es de finale. « Si encore cela avait été après une défaite, peut-être que je l’aurais mieux pris. Parfois, une équipe gagne et on pleure parce qu’on a donné sa vie pour son équipe. Dans mon cas, on aurait dit que j’avais tout préparé », a-t-il réagi auprès du media brésilien Veja.
« Aujourd’hui encore, on continue à en parler. Avec les réseaux sociaux, tout prend plus d’ampleur. Tout cela m’a énervé », a-t-il avoué. « Ceux qui m’ont permis de rebondir sont mes proches, ma famille, mes amis, qui sont peu en ce moment. Cela n’a pas été facile, c’était même dur. Dans la foulée, j’ai perdu mon beau-père, qui a été le pilier de tout pour que je puisse être en sélection. Il était lui aussi irrité par toutes ces critiques. Voir la famille souffrir, ça brise le cœur. Nous sommes davantage habitués à tout ça, les critiques et les éloges, mais la famille, elle, n’est pas prête pour ça », a-t-il regretté.
Cette réputation l’a poursuivi jusqu’au PSG, où il a été jugé comme l’un des principaux responsables de la défaite historique (6-1) subie à Barcelone la saison passée, et où il a été envoyé sur le banc par Unai Emery lors de la manche aller face au Real Madrid (3-1) en février dernier, à cause de sa fébrilité mentale supposée.

