La ministre des Sports, Roxana Maracineanu a déploré les chants et banderoles hostiles des supporters du PSG à l’égard des Marseillais.
Certains s’interrogent pour savoir si le choc entre le PSG et l’OM a toujours le même parfum qu’avant l’arrivée des Qataris à la tête du club de la capitale. A l’évidence, la rivalité n’a pas faibli, en témoigne l’implication que les joueurs de Thomas Tuchel ont mise sur le terrain lors de la première mi-temps dimanche soir au Parc des Princes (4-0), mais aussi la virulence des supporters parisiens dans leurs chants et banderoles déployées contre les Marseillais, alors que de leur côté, les supporters olympiens avaient été interdits de déplacement.
Maracineanu déplore le mépris et l’humiliation des supporters
Pour la ministre des Sports Roxana Maracineanu, ces invectives vont trop loin. Elle regrette par ailleurs ces interdictions de déplacement prononcées par la Préfecture de police. « L’ambiance aurait été meilleure avec des supporters des deux équipes dans les tribunes », a-t-elle jugé. « Je n’ai pas pu ignorer les banderoles qu’on a vues, et notamment en deuxième mi-temps, alors que le PSG était bien en avance sur l’OM. Il y avait quand même des manifestations inutiles de mépris et d’humiliation, par rapport à l’équipe adverse », a-t-elle déploré.
« C’était juste inadmissible d’entendre les chants que j’ai entendus. Les fans du PSG criaient contre Marseille au lieu d’encourager leur équipe. J’ai entendu des choses horribles sur Marseille. Il faut qu’on veille à ce que certaines personnes – les joueurs sur le terrain, l’équipe adverse – ne soient pas humiliées, blessées et diminuées par les manifestations. Il y a des choses qui n’auraient pas dû avoir leur place dans le stade », a-t-elle poursuivi.
La ministre veut responsabiliser, pas censurer
« Maintenant, la commission de discipline va se réunir et, comme elle le fait chaque semaine, va évaluer et prendre les sanctions qui lui semblent devoir correspondre. On n’ira pas dans une censure de ce qu’il se dit dans les banderoles. Néanmoins on veut les responsabiliser. Parce que de l’autre côté, il faut pouvoir faire en sorte que les supporters se côtoient en toute bienveillance dans les stades. On n’est pas dans l’idée de plus sanctionner mais plutôt de prévenir et de demander au monde sportif de prendre sa part dans ce combat sociétal », a conclu Roxana Maracineanu.
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