Karim Benzema est droit dans ses crampons. Que ce soit son éviction de l’équipe de France ou ses prestations au Real, l’attaquant plaide non coupable.
Sur le plan individuel, Karim Benzema connaît l’une des saisons les plus compliquées de sa carrière, notamment en termes d’efficacité devant les buts. Zinedine Zidane est de nouveau intervenu pour le défendre face aux critiques qui ne faiblissent pas depuis maintenant de longs mois. Des critiques qui passent largement au dessus de la tête de l’attaquant du Real Madrid qui ne doute visiblement pas de ses qualités.
Benzema insensible aux critiques
« Les grands joueurs, nous sommes toujours critiqués. Nous vendons des journaux. Si je fais un mauvais match, je n’ai pas besoin de la presse pour le savoir. Moi, je joue au football pour aider mes coéquipiers et pour tout gagner. Ça m’est égal que mon nom soit dans les journaux. Cela ne signifie rien », a-t-il répliqué lors d’un entretien accordé à la version espagnole de Vanity Fair.
Son éjection de l’équipe de France est politique
Absent de l’équipe de France depuis octobre 2015, l’ancien Lyonnais a aussi été interrogé sur son éviction par Didier Deschamps, suite à l’affaire Valbuena. Une affaire dont on attend par ailleurs toujours le jugement… « Quand un Premier ministre parle de toi, ce n’est plus du football. Je crois qu’il ne faut pas mélanger football et politique. Dans mon cas, c’est un sujet politique », a-t-il estimé.
« Avec l’affaire Valbuena, j’ai traversé une mauvaise passe. J’ai passé un jour en prison et je suis rentré triste à Madrid. Maintenant, j’ai trente ans, deux enfants. Je suis tranquille ici. S’ils ont besoin de moi, ils savent où je suis », a-t-il lâché. Didier Deschamps le sait mais n’a apparemment plus besoin de lui. Karim Benzema a aussi expliqué pourquoi quand il était en Bleu, il ne chantait pas La Marseillaise. « Si on l’écoute bien, La Marseillaise appelle à faire la guerre, je n’aime pas ça », a-t-il confié.

