À l’approche de la Coupe du monde 2026, Thierry Henry a livré son analyse et désigné deux sélections capables, selon lui, de créer la surprise et de viser un premier titre mondial : le Maroc et le Portugal. Un regard d’expert qui alimente déjà le débat.
À mesure que la Coupe du monde 2026 se rapproche, les certitudes restent rares. Si des nations comme l’Argentine, le Brésil ou l’Angleterre ont déjà validé leur billet, aucun favori incontestable ne se dégage pour l’instant. Un scénario qui laisse la porte ouverte à un sacre inédit, une première depuis l’Espagne en 2010. C’est dans ce contexte que Thierry Henry, champion du monde 1998 et désormais consultant pour CBS Sports, a livré son regard sur les sélections à surveiller de près.
Invité de l’émission CBS Sports Golazo, l’ancien attaquant d’Arsenal et du FC Barcelone a identifié deux équipes qu’il considère comme de sérieux outsiders pour le tournoi nord-américain. « Il ne faut pas dormir sur le Maroc », a-t-il lancé sans détour. « Le Maroc se porte très bien en ce moment, ils ont remporté la Coupe du monde des moins de 20 ans. Il y a beaucoup d’équipes capables de surprendre. »
Le choix du Maroc ne doit rien au hasard. Demi-finalistes de la Coupe du monde 2022 au Qatar, les Lions de l’Atlas ont changé de dimension sur la scène internationale. Pour Henry, cette dynamique ne s’est pas essoufflée. Au contraire, les succès enregistrés chez les jeunes et la continuité du projet renforcent la crédibilité d’une sélection désormais attendue, capable d’aller loin sur un grand tournoi. Un avis que partage Gianni Infantino, Président de la FIFA.
Le second nom avancé par Henry est celui du Portugal. « Le Portugal, avec Nuno Mendes et le grand homme devant », a-t-il glissé, en référence à Cristiano Ronaldo. « Je suis sûr qu’ils essaieront de reproduire ce que Leo Messi a fait au Qatar. » Une allusion claire à la quête d’un dernier grand exploit pour Ronaldo, qui n’a jamais soulevé la Coupe du monde malgré une carrière exceptionnelle.
Thierry Henry s’est également exprimé sur le cas du pays hôte, les États-Unis
Ni le Maroc ni le Portugal n’ont encore inscrit leur nom au palmarès mondial. Mais les deux nations disposent d’une génération talentueuse, d’une expérience récente du très haut niveau et d’une ambition assumée. Autant d’éléments qui, dans un tournoi long et exigeant, peuvent faire la différence.
Thierry Henry s’est également exprimé sur le cas du pays hôte, les États-Unis. Avantage certain sur le plan logistique et populaire, mais aussi source de pression supplémentaire. « Ça va un peu mieux maintenant », a-t-il estimé au sujet de la sélection américaine, tout en rappelant que la progression reste indispensable. « Ils doivent être bons dans le tournoi. »
L’ancien international français a d’ailleurs établi un parallèle avec sa propre expérience en 1998. « Quand on a accueilli la Coupe du monde en France, on n’était pas brillants en matchs amicaux. Même en phase de groupes, ce n’était pas parfait. Mais on a gagné. Ce qui compte, c’est de répondre présent quand ça compte vraiment. »
À moins de six mois du coup d’envoi, le tableau reste donc ouvert. Les favoris traditionnels sont toujours là, mais les cartes pourraient être rebattues. En plaçant le Maroc et le Portugal parmi les outsiders sérieux, Thierry Henry rappelle une vérité immuable le football mondial est imprévisible.

