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FIFA : Gianni Infantino annonce déjà son prochain défi pour 2027

Dans les coulisses du football mondial, les grandes manœuvres ont déjà commencé. À Vancouver, lors du 76e Congrès de la FIFA, Gianni Infantino a levé le voile sur ses intentions : il sera candidat à sa propre succession en 2027.

Un choix loin d’être anodin pour celui qui dirige l’instance depuis 2016 et qui, malgré les critiques, semble déterminé à prolonger son règne à la tête du football mondial.

Un président installé depuis une décennie

Arrivé au pouvoir après la chute de Sepp Blatter, emporté par des scandales de corruption, Infantino a progressivement consolidé son emprise sur la FIFA. Réélu en 2019 puis en 2023, l’Italo-Suisse a su bâtir un réseau de soutiens solide au fil des années.

La particularité de son parcours tient à une subtilité réglementaire : son premier mandat, entamé en 2016, a été considéré comme incomplet. Résultat, il peut encore prétendre à un nouveau cycle sans enfreindre les statuts de la FIFA.

À ce jour, plusieurs confédérations majeures ont déjà affiché leur soutien, notamment la Confédération africaine de football et la Asian Football Confederation, lui assurant une base électorale particulièrement confortable.

Entre ambitions et controverses

Le bilan d’Infantino ne laisse personne indifférent. Sur le plan économique, il peut se targuer d’avoir fait exploser les revenus de la FIFA, avec un cycle financier estimé à près de 13 milliards de dollars avant la Coupe du monde 2026.

Mais cette réussite s’accompagne de nombreuses zones de turbulences. Ses relations affichées avec Donald Trump ou encore certaines décisions symboliques, comme l’attribution d’un prix de la paix controversé, ont alimenté les critiques.

Sur le terrain sportif, ses réformes divisent également. L’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes, qui entrera en vigueur lors de la Coupe du monde 2026, continue de susciter le débat. Quant à son projet d’un Mondial tous les deux ans, il a finalement été abandonné face à l’opposition générale.

Une campagne déjà lancée

À quelques semaines d’un Mondial historique organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada, cette annonce n’est pas un hasard. Elle marque le début officieux d’une nouvelle campagne, dans un contexte où Infantino apparaît toujours comme le grand favori.

Avec des promesses de redistribution record – près de 2,7 milliards de dollars pour les fédérations sur le cycle 2027-2030 – le président sortant continue de séduire une grande partie de ses électeurs.

Reste à savoir si les critiques grandissantes pèseront réellement face à une machine politique bien rodée. Une chose est sûre : en 2027, le football mondial s’apprête à revivre un scrutin sous haute tension.

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