La fronde contre Gianni Infantino continue de prendre de l’ampleur. La Fédération écossaise de football (SFA) a annoncé ce lundi 17 août qu’elle ne soutiendrait pas l’actuel président de la FIFA lors de la prochaine élection prévue en mars 2027. Une nouvelle défection européenne qui intervient alors que le dirigeant italo-suisse traverse une sérieuse crise de confiance au sein du football mondial.
Après l’Angleterre, l’Irlande ou encore le pays de Galles, l’Écosse tourne à son tour le dos à Gianni Infantino. Ian Maxwell, directeur général de la Fédération écossaise, a confirmé la position de son instance à sept mois de l’élection présidentielle.
« La Fédération écossaise ne votera pas pour Gianni Infantino. Cela est conforme à la position de l’UEFA et nous avons maintenu cette ligne tout du long. »
Cette décision intervient dans un contexte particulièrement tendu. Le président de la FIFA est notamment contesté depuis son projet, finalement abandonné, d’ouvrir l’instance mondiale à des investisseurs privés. Une initiative qui a alimenté les critiques sur la gouvernance et le fonctionnement de la Fédération internationale.
L’Écosse dénonce un manque de transparence
La Fédération écossaise ne se contente pas d’annoncer son refus de voter pour Infantino. Ian Maxwell met directement en cause le fonctionnement actuel de la FIFA.
« Il y a manifestement eu des défaillances en matière de gouvernance, un manque de transparence, un manque de dialogue avec les fédérations membres, et c’est quelque chose que nous devons corriger. »
Le dirigeant écossais estime que des changements sont désormais indispensables au sommet du football mondial. « La transparence et la gouvernance doivent changer. Sous quelle forme, à quoi cela ressemblera, cela reste à débattre », a-t-il ajouté dans des propos rapportés par Ouest-France.
La prise de position écossaise vient renforcer une contestation qui dépasse désormais le cadre de quelques fédérations européennes. Le 10 août, l’UEFA, la Concacaf et l’AFC avaient publié une lettre ouverte commune rappelant notamment que le football « n’appartient à aucun individu ».
La pression monte avant l’élection de mars 2027
Pour Gianni Infantino, l’accumulation des défections devient politiquement préoccupante. L’Angleterre, l’Irlande, le pays de Galles et désormais l’Écosse ont pris leurs distances avec sa présidence. La Nouvelle-Zélande avait également annoncé le retrait de son soutien.
L’UEFA a durci le ton. Selon les informations publiées ces derniers jours, l’instance européenne envisage une motion de censure si Infantino refuse de quitter ses fonctions. Une perspective qui illustre l’ampleur de la rupture entre une partie des dirigeants du football et le patron de la FIFA.
Infantino conserve néanmoins des soutiens. Plusieurs fédérations arabes, dont le Maroc, ont publiquement pris position en sa faveur. La Fédération calédonienne de football lui a également apporté son appui, tandis que la Maison Blanche a défendu le dirigeant face à ses détracteurs.
La bataille se déplace désormais vers l’élection présidentielle de mars 2027. Gianni Infantino entend briguer un nouveau mandat qui pourrait le maintenir à la tête de la FIFA jusqu’en 2031. Mais à mesure que les fédérations retirent publiquement leur soutien, la question de sa capacité à réunir une majorité devient l’un des grands enjeux politiques des prochains mois.

