Le match Atlético – Arsenal s’est neutralisé (1-1) au Metropolitano au terme d’une demi-finale aller longtemps fermée mais animée après la pause.
Portés par un excellent Julián Alvarez, les Colchoneros peuvent nourrir des regrets, tandis que les Gunners s’en sortent bien avant le retour à l’Emirates.
Dans une ambiance bouillante, l’Atlético a tenté de prendre le contrôle du match dès les premières minutes. Mais face à un Arsenal bien organisé, les espaces étaient rares et le rythme haché.
Il a fallu attendre la fin du premier acte pour voir le match basculer. Sur une action litigieuse, Viktor Gyökeres a obtenu un penalty après un contact avec Hancko. L’attaquant suédois ne tremblait pas et donnait l’avantage aux Gunners juste avant la pause.
Un coup dur pour les Madrilènes, jusque-là peu inspirés offensivement.
Alvarez réveille l’Atlético
Au retour des vestiaires, le visage de l’Atlético a radicalement changé. Plus agressifs, plus tranchants, les hommes de Diego Simeone ont enfin imposé leur rythme.
Très actif, Julián Alvarez a incarné cette révolte. L’Argentin a multiplié les initiatives avant d’égaliser sur penalty, récompensant le temps fort madrilène.
Dans la foulée, Antoine Griezmann a trouvé la barre et Lookman a manqué une énorme occasion. Arsenal a vacillé sans rompre, sauvé notamment par un David Raya vigilant.
Totalement dominés en seconde période, les Gunners peuvent s’estimer heureux de repartir avec un nul. Leur prestation offensive a été trop limitée pour espérer mieux.
Malgré quelques tentatives en contre, les hommes de Mikel Arteta n’ont jamais réussi à reprendre le contrôle du match après l’égalisation.
Le retour s’annonce donc décisif à l’Emirates, où Arsenal devra montrer un tout autre visage pour espérer rejoindre la finale.
Les tops et flops du match Atlético – Arsenal
L’homme du match : Julián Alvarez a été le grand artisan de la réaction madrilène. Disponible, dangereux et décisif, il a porté son équipe jusqu’à sa sortie sur blessure.
Les satisfactions : Marcos Llorente, infatigable dans son couloir, et David Raya, solide dans les moments chauds, ont répondu présents.
Les déceptions : Koke, en difficulté dans l’entrejeu, et Martin Ødegaard, trop discret, n’ont pas pesé comme attendu. Ben White, lui, a vécu une soirée compliquée, sanctionnée par un penalty concédé.
Avec ce score de 1-1, aucune des deux équipes ne prend un avantage décisif. Mais la dynamique semble légèrement pencher en faveur de l’Atlético, plus convaincant dans le jeu.
Arsenal, de son côté, devra hausser son niveau pour ne pas voir son rêve européen s’arrêter aux portes de la finale.
Rendez-vous à l’Emirates pour un second acte qui s’annonce explosif.

