La Coupe d’Afrique des Nations va évoluer. La CAF a officialisé l’élargissement de la compétition à 28 équipes.
Réunie au Caire, la Confédération africaine de football a acté un tournant important dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations. À l’issue de son Comité exécutif, son président Patrice Motsepe a annoncé une réforme majeure du format de la compétition.
Depuis 2019, la CAN se disputait à 24 équipes. Ce nombre va désormais passer à 28 participants, marquant une nouvelle étape dans l’expansion du tournoi continental.
Si les contours précis de cette nouvelle formule restent encore à définir, la volonté de la CAF est claire : ouvrir davantage la compétition à un plus grand nombre de nations.
Le président Patrice Motsepe l’a confirmé en évoquant l’évolution de la phase finale :
« La phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations accueillera quatre nations supplémentaires ».
Un choix qui s’inscrit dans une logique de développement du football africain, avec l’ambition d’offrir plus d’opportunités aux sélections émergentes et de renforcer la compétitivité globale du tournoi.
Mais cette décision pourrait également relancer les débats autour du niveau global de la compétition et du calendrier déjà chargé des sélections africaines.
Un calendrier en mutation à partir de 2027
Au-delà du format, la CAF a également précisé les prochaines étapes de son calendrier. La CAN 2027 se déroulera bien au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, comme prévu. Une autre édition aura lieu en 2028, avant un retour à un rythme plus stable.
L’objectif affiché est clair : installer durablement la compétition sur un cycle de quatre ans à partir de 2029.
Cette année-là marquera également le lancement d’une nouvelle compétition continentale. La CAF prévoit en effet la création d’une Ligue des nations africaine, disputée tous les deux ans et réunissant 16 équipes.
Avec ces réformes, l’instance dirigeante du football africain amorce une transformation en profondeur de ses compétitions, dans un contexte où la concurrence internationale et les enjeux économiques sont de plus en plus importants.

