À quelques jours seulement du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, une nouvelle controverse secoue le tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La Fédération iranienne de football (FFIRI) affirme avoir perdu l’intégralité du quota de billets qui lui était réservé pour les matchs de sa sélection nationale.
Une décision qui suscite l’incompréhension à Téhéran et qui risque d’alimenter davantage les tensions déjà existantes entre l’Iran et les États-Unis.
🚨🚨 OFFICIEL ! LES BILLETS DESTINÉS À L’IRAN POUR SES SUPPORTERS AU MONDIAL ONT ÉTÉ SUPPRIMÉS ! 😳
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9 juin 2026
Selon la Fédération iranienne, le quota qui lui était attribué dans le cadre du règlement FIFA a été retiré de manière soudaine. Pour rappel, chaque fédération qualifiée bénéficie normalement d’un contingent correspondant à 8 % de la capacité des stades pour les rencontres de son équipe nationale.
Dans son communiqué, la FFIRI dénonce une mesure qu’elle juge injustifiée et particulièrement préjudiciable pour ses supporters qui avaient déjà préparé leur déplacement.
« Avec moins de trois jours avant le début de la Coupe du monde 2026, les États-Unis ont une nouvelle fois agi pour empêcher la présence des supporters iraniens dans les stades accueillant les trois matchs de groupe de notre sélection nationale », a notamment déclaré la Fédération iranienne.
La fédération précise également que de nombreux supporters avaient déjà organisé leur voyage en se basant sur la procédure officielle de distribution des billets.
L’Iran dénonce le retrait de ses billets
Cette affaire intervient alors que les relations entre l’Iran et les États-Unis sont particulièrement compliquées. Depuis plusieurs mois, la participation iranienne au Mondial a été entourée d’incertitudes.
Plusieurs membres de la délégation iranienne ont rencontré des difficultés pour obtenir leurs visas américains. Certains dirigeants de la fédération n’ont toujours pas reçu les autorisations nécessaires pour entrer sur le territoire américain, obligeant l’équipe à installer son camp de base à Tijuana, au Mexique.
L’Iran disputera pourtant ses rencontres du premier tour aux États-Unis, notamment à Los Angeles et Seattle, ce qui impose une logistique particulièrement complexe à la sélection asiatique.
La Fédération iranienne parle d’interférence politique
Dans son communiqué, la FFIRI estime que cette suppression du quota de billets est contraire aux principes défendus par la FIFA.
Les dirigeants iraniens rappellent que le règlement prévoit explicitement une allocation de billets pour chaque pays participant afin de permettre à ses supporters d’assister aux rencontres via les canaux officiels.
Pour la fédération, cette décision constitue une forme d’interférence politique dans une compétition censée rester neutre. Les responsables iraniens ont appelé la FIFA à garantir l’égalité de traitement entre toutes les nations engagées dans le tournoi.
La FIFA reste silencieuse
À ce stade, la FIFA n’a pas communiqué officiellement sur ce dossier. L’instance mondiale du football est toutefois déjà confrontée à plusieurs polémiques liées aux conditions d’entrée sur le territoire américain.
Quelques jours auparavant, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan avait lui aussi été refoulé à son arrivée aux États-Unis, l’empêchant d’officier pendant la compétition. L’Iran dénonce le retrait de ses billets
Alors que le Mondial 2026 n’a même pas encore débuté, cette nouvelle affaire vient rappeler les défis géopolitiques auxquels la FIFA est confrontée dans l’organisation du plus grand événement sportif de la planète.
Du côté iranien, la colère est palpable. De nombreux supporters qui espéraient assister aux matchs contre la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Égypte se retrouvent désormais dans l’incertitude la plus totale.

