La Coupe du Monde 2026 n’a pas encore commencé que la sélection iranienne se retrouve déjà au centre de l’un des dossiers les plus sensibles du tournoi. Les matchs de l’Iran se disputeront aux États-Unis, mais l’équipe ne devrait pas y établir son camp de base.
Selon Reuters, la FIFA a sollicité le Mexique après le refus des autorités américaines d’héberger durablement l’équipe iranienne pendant la compétition.
La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a confirmé publiquement que son pays acceptait d’accueillir la Team Melli. Elle a expliqué que le Mexique n’avait « aucune raison » de refuser cette demande, alors que l’Iran doit désormais s’installer à Tijuana et effectuer des déplacements vers les villes américaines les jours de match.
La chaîne CGTN Europe a également relayé la déclaration de la présidente mexicaine, dans une séquence largement partagée sur X.
Mexico says it has no problem hosting Iran’s national football team during the 2026 FIFA World Cup after reports emerged that the United States would not allow the team to stay overnight on U.S. soil.#FIFAWorldCup #Iran #Mexico
— CGTN Europe (@CGTNEurope) May 26, 2026
Un Mondial sous tension avant même le coup d’envoi
Le sujet dépasse largement le cadre sportif. L’Iran arrive dans cette Coupe du Monde dans un climat diplomatique particulièrement tendu avec les États-Unis. Le fait de jouer trois rencontres sur le sol américain tout en résidant au Mexique donne à son parcours une dimension très particulière.
Sportivement, cette organisation peut peser lourd. Un camp de base éloigné, des voyages répétés, des contraintes de sécurité, des contrôles administratifs renforcés et une pression médiatique constante : la préparation iranienne ne ressemblera à celle d’aucune autre sélection.
L’Iran doit établir son camp de base à Tijuana, au Mexique. La sélection devra ensuite rejoindre les États-Unis pour ses matchs de groupe avant de retourner au Mexique.
Ce choix peut avoir plusieurs conséquences concrètes : fatigue supplémentaire, temps de récupération réduit, déplacements surveillés et exposition médiatique permanente. Dans un tournoi aussi court qu’une Coupe du Monde, ces détails peuvent devenir décisifs.
La FIFA a confirmé le changement de base, tandis que la Fédération iranienne avait déjà annoncé son installation au Mexique. Le dossier est donc désormais autant sportif que diplomatique.
Pourquoi les matchs de l’Iran seront scrutés
Les rencontres de l’Iran devraient faire partie des plus surveillées du premier tour. Les autorités américaines devront gérer l’accueil d’une sélection politiquement sensible, tandis que les organisateurs devront garantir la neutralité sportive et la sécurité autour des stades.
Pour les joueurs iraniens, cette situation peut aussi devenir un moteur psychologique. Se sentir isolé, contesté ou sous pression peut parfois renforcer un groupe. Mais cela peut aussi l’épuiser mentalement avant même les grands rendez-vous.
Dans ce contexte, chaque hymne, chaque déplacement, chaque conférence de presse et chaque match de l’Iran risquent d’être observés bien au-delà du terrain.
Le programme de l’Iran au Mondial 2026
L’Iran évoluera dans le groupe G avec la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Égypte. Ses trois matchs de groupe auront lieu aux États-Unis.
- 15 juin 2026 : Iran – Nouvelle-Zélande, à Los Angeles, SoFi Stadium.
- 21 juin 2026 : Iran – Belgique, à Los Angeles, SoFi Stadium.
- 26 juin 2026 : Iran – Égypte, à Seattle, Lumen Field.
Entre Tijuana, Los Angeles et Seattle, l’Iran vivra donc un Mondial à part. Une Coupe du Monde sous escorte, sous tension et sous les regards du monde entier.

