Le football adore ces histoires impossibles à écrire à l’avance. Vendredi soir, à Bollaert, le RC Lens a vécu l’une de ces nuits qui restent gravées dans l’histoire d’un club. Et au centre de cette soirée magique se trouvait un adolescent de 16 ans : Mezian Mesloub.
Entré en jeu contre Nantes pour sa toute première apparition en Ligue 1, le jeune talent lensois n’a eu besoin que de 18 secondes pour faire basculer le destin des Sang et Or.
Une prise de balle, une frappe du gauche et toute une ville a explosé.
Grâce à son prodige, Lens s’est imposé 1-0 face au FC Nantes et a officiellement validé son retour en Ligue des champions.
Un premier ballon, un premier but, une soirée déjà historique
Avant l’entrée de Mezian Mesloub, le RC Lens souffrait énormément dans cette rencontre pourtant dominée.
Les Sang et Or poussaient sans parvenir à faire tomber Anthony Lopes. Wesley Saïd avait déjà vu un but refusé, tout comme Abdallah Sima quelques minutes plus tard.
La tension devenait énorme à Bollaert.
Pierre Sage a alors décidé de lancer son jeune crack dans le grand bain. Une décision audacieuse compte tenu du contexte et de l’importance de cette rencontre pour la qualification en Ligue des champions.
Mais le technicien lensois connaissait visiblement parfaitement les qualités de son joueur.
À peine entré, Mezian Mesloub a immédiatement fait parler son instinct. Trouvé dans la surface, le fils de Walid Mesloub a contrôlé avant d’enchaîner avec une frappe du gauche imparable.
Le stade Bollaert a basculé dans la folie.
À seulement 16 ans, le jeune offensif venait non seulement d’inscrire son premier but chez les professionnels, mais surtout d’envoyer Lens en Ligue des champions.
L’émotion immense de Walid Mesloub et de tout Lens
Dans les tribunes, un homme avait du mal à retenir ses larmes : Walid Mesloub.
L’ancien capitaine lensois assistait aux débuts de son fils dans un contexte déjà exceptionnel. Mais même lui ne s’attendait pas à vivre une telle soirée.
Très ému après la rencontre, il a confié toute sa fierté au micro de Ligue 1+ :
« Je savais de quoi il était capable, mais je ne pensais pas qu’il allait être aussi précoce. Je suis très fier de lui. »
L’ancien milieu de terrain a également tenu à mettre en avant le travail de la Gaillette et des éducateurs lensois, soulignant l’importance de la formation dans l’éclosion de son fils.
Du côté du club, l’émotion était également immense.
Jean-Louis Leca, aujourd’hui dirigeant lensois, a raconté avoir vu grandir Mezian Mesloub depuis son enfance.
« Il venait manger à la maison quand il avait 10 ans… C’est beaucoup d’émotions ce soir », a soufflé l’ancien gardien des Sang et Or.
Pierre Sage, lui aussi, semblait particulièrement touché par cette histoire.
Le coach lensois a rappelé que le talent n’avait pas d’âge et que Mezian Mesloub venait d’en apporter une preuve éclatante devant toute la Ligue 1.
Lens tient peut-être sa nouvelle pépite
Au-delà du scénario exceptionnel, cette soirée pourrait marquer le début d’une nouvelle aventure pour le RC Lens.
Le club nordiste mise énormément sur sa formation depuis plusieurs saisons et voit régulièrement émerger de jeunes talents issus de la Gaillette.
Mais l’impact immédiat de Mezian Mesloub est déjà hors norme.
Marquer pour sa première apparition professionnelle est rare. Le faire dans un match qui envoie son club en Ligue des champions relève presque de l’irréel.
À Bollaert, les supporters ont immédiatement adopté leur nouvelle pépite. Après le coup de sifflet final, le jeune joueur s’est offert un clapping mémorable avec la tribune Marek.
Le symbole était puissant.
Quelques minutes plus tôt, il n’avait encore jamais joué en Ligue 1. Désormais, tout le football français connaît son nom.
Lens devra évidemment protéger son jeune talent et éviter de brûler les étapes. Mais cette première soirée restera déjà gravée dans l’histoire récente du club.
Et pendant que Nantes sombrait officiellement en Ligue 2, Bollaert célébrait peut-être la naissance de sa nouvelle étoile.

