Le choc a été brutal et immédiat à Old Trafford. Manchester United a décidé ce lundi de mettre fin, avec effet immédiat, aux fonctions de Ruben Amorim. En cause, une fracture devenue irréversible entre l’entraîneur portugais et sa direction, exacerbée par des déclarations publiques qui ont précipité la rupture.
Arrivé avec l’étiquette d’un technicien moderne et ambitieux, Amorim n’aura finalement tenu que quatorze mois sur le banc des Red Devils. Selon The Athletic et Fabrizio Romano, Darren Fletcher assurera l’intérim en attendant la nomination d’un successeur.
Une déclaration de trop dans un climat déjà sous tension
La veille de son éviction, Ruben Amorim avait tenu des propos particulièrement forts en conférence de presse, laissant transparaître son exaspération face aux débats internes autour de son rôle et de son autorité.
« Je suis venu ici pour être le manager de Manchester United, pas pour être son entraîneur », avait-il notamment lancé, avant d’affirmer qu’il ne démissionnerait pas et qu’il resterait en poste jusqu’à une décision du conseil d’administration.
Ces mots ont agi comme un révélateur d’une relation déjà dégradée avec la hiérarchie du club, et plus précisément avec le directeur du football Jason Wilcox. Les désaccords portaient aussi bien sur la stratégie du mercato hivernal que sur les choix tactiques, jugés trop rigides par la direction.
Dans un communiqué officiel publié dans la matinée, Manchester United a confirmé la séparation : « Ruben Amorim quitte son poste d’entraîneur principal de Manchester United. Bien que le club occupe actuellement la sixième place de Premier League, la direction a estimé, à contrecœur, qu’un changement était nécessaire pour donner à l’équipe les meilleures chances de finir la saison au plus haut niveau. »
Une greffe qui n’a jamais réellement pris
Le pari Amorim n’aura jamais véritablement convaincu sur la durée. Recruté en provenance du Sporting CP, où il avait bâti un projet solide et séduisant, le technicien portugais n’est pas parvenu à transposer sa méthode à Manchester. Son système en 3-4-3, souvent débattu outre-Manche, a rarement produit les effets escomptés.
Malgré des renforts jugés significatifs lors du dernier mercato estival, dont Bryan Mbeumo et Matheus Cunha, les Red Devils ont rapidement décroché dans la course au sommet de la Premier League. Le bilan d’Amorim – 24 victoires en 63 matches toutes compétitions confondues, bien peu pour continuer d’avoir le soutien du board.






