Face aux critiques sur le coût des places pour le Mondial 2026, le président de la FIFA, Gianni Infantino, assume et évoque un équilibre entre accessibilité et financement du football mondial.
La question du prix des billets pour la Coupe du monde 2026 continue de faire débat. À un peu plus d’un an du tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les tarifs annoncés suscitent de nombreuses réactions, notamment chez les supporters.
Invité à s’exprimer lors d’un événement économique international, Gianni Infantino a tenu à répondre aux critiques. Le président de la FIFA a défendu une politique tarifaire qu’il juge adaptée à la diversité du public visé.
Une grille tarifaire “pour tous les budgets”
Pour le patron du football mondial, les prix ne doivent pas être analysés de manière uniforme. Il insiste sur l’existence de plusieurs catégories permettant à différents profils de supporters d’accéder aux matchs.
« Il existe une catégorie pour les supporters les plus fervents à partir de 60 dollars, même pour la finale », a-t-il expliqué.
À l’inverse, les prestations premium peuvent atteindre des montants très élevés, notamment pour les loges VIP, qui se chiffrent en dizaines de milliers de dollars.
Un écart assumé, selon Infantino, qui considère cette segmentation comme une manière de répondre à une demande variée, allant du supporter populaire aux clients haut de gamme.
Un modèle économique assumé par la FIFA
Au-delà de la question de l’accessibilité, Gianni Infantino a surtout insisté sur la réalité économique de l’organisation. Selon lui, la Coupe du monde représente la principale source de revenus de la FIFA.
« Nous générons des recettes pendant un mois et les réinvestissons pendant quatre ans », a-t-il rappelé. Une justification qui vise à expliquer pourquoi les tarifs peuvent sembler élevés sur certains segments.
Le dirigeant suisse a également tenu à souligner que la FIFA fonctionne comme une organisation à but non lucratif, affirmant que l’ensemble des revenus est réinjecté dans le développement du football à l’échelle mondiale.
Enfin, il a évoqué un autre point sensible : la revente de billets. Une pratique légale dans certains pays hôtes, qui échappe au contrôle direct de la FIFA et peut contribuer à faire grimper artificiellement les prix sur le marché secondaire.
Entre logique économique et volonté d’accessibilité, la FIFA tente de trouver un équilibre… mais le débat sur le coût du Mondial 2026 est loin d’être clos.







