Invité à donner son avis sur l’état actuel des clubs français, Bernard Tapie a tiré à vue sur l’OM, le PSG et la Ligue 1 en général.
Bernard Tapie a beau être retiré du monde du football depuis des années, cela ne l’empêche pas d’avoir un avis sur les clubs et le championnat français. Un avis aussi tranché qu’acerbe. Dans un entretien accordé à Yahoo Sport, l’ancien patron de l’Olympique de Marseille a ironisé sur les 200 millions d’euros sur quatre ans promis par le nouveau propriétaire Frank McCourt pour le recrutement.
Tapie se moque de McCourt
« Le milliardaire arrive à l’OM et il met 200 M€ sur la table. Là, alors, c’est pour se maintenir… (rires) J’exagère mais c’est pour être sûr de finir dans les cinq premiers, mais rien de plus. Il n’a pas idée du prix des mecs… Il ne sait pas ce que ça vaut un joueur. Donc il va falloir, soit qu’il casse sa tirelire un peu plus fort, soit qu’il trouve des ressources complémentaires, ou qu’il ne s’appuie pas que sur du recrutement pour constituer du haut de gamme », a-t-il jugé.
« L’OM ne décrochera pas la Ligue des Champions avec 200 millions d’euros en quatre ans. Regardez où en est le PSG, ils n’ont pas dépassé les quarts de finale. Nous, en trois ans, on avait fait demi-finale, finale perdue, finale gagnée », a rappelé Bernard Tapie. Si la nouvelle direction marseillaise a effectivement affiché son ambition de remporter la Coupe d’Europe, elle n’a toutefois pas précisé dans quel délai elle comptait y parvenir…
Le problème du PSG ? Ses joueurs mercenaires et la nullité de la Ligue 1
Le PSG n’échappe pas non plus à la critique de l’ancien homme d’affaires, pas plus que la Ligue 1 en général. Selon lui, Laurent Blanc n’était pas responsable de l’incapacité des Parisiens à franchir les quarts de finale de la Ligue des Champions. « Blanc n’était pas le problème. Le problème, c’est d’être dans un championnat qui est nul avec des joueurs qui ont été attirés par l’équipe du PSG que pour le blé. A part ceux qui viennent du centre de formation », a-t-il asséné.
« J’étais conscient que je ne pourrais jamais gagner une Coupe d’Europe si j’avais deux matchs difficiles dans l’année. Avec Bordeaux, Monaco, le PSG et Lyon, là, vous aviez un championnat relevé. Vous aviez des matchs pas loin du niveau de la Ligue des Champions », se souvient Bernard Tapie. Vingt ans après, le paysage du football français a bien changé.







