Le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, fait face à la justice suisse qui vient de faire une annonce importante.
A en croire un communiqué du Ministère Public de la Confédération (MPC), un acte d’accusation a été déposé « en lien avec l’attribution de droits médiatiques ». Ce dernier cible Al-Khelaïfi (président du PSG et directeur de beIN Media Group), Jérôme Valcke (ex-secrétaire général de la FIFA) et « un homme d’affaires actif dans le domaine des droits sportifs »… Le MPC « accuse Valcke de corruption passive », « de gestion déloyale multiple et qualifiée », et « de faux dans les titres ». Notez que le Ministère public de la Confédération estime que « les faits poursuivis ne sont plus qualifiés d’escroquerie ».
En ce qui concerne Al-Khelaïfi et le troisième prévenu, cette entité leur reproche « l’instigation à la gestion déloyale qualifiée commise par Valcke ». Notez que l’autre homme est « aussi accusé de corruption active ». Apparemment, l’enquête a mis en avant le fait que Jérôme Valcke a « obtenu des avantages indus des deux co-accusés ». Le MPC cite le « remboursement d’un acompte d’environ 500.000 euros » qui avait été « versé à des tiers pour une villa en Sardaigne, ce après l’achat de la villa par Al-Khelaïfi, via une société, à la place de Valcke ».
Al-Khelaïfi a avantagé une deuxième fois Valcke
Ensuite, l’ex-secrétaire général de la FIFA avait « obtenu d’Al-Khelaïfi le droit de jouissance exclusif de la villa pour une période de 18 mois au total – jusqu’à sa suspension de la FIFA – sans s’être acquitté pour cela d’un loyer d’une valeur estimée entre environ 900.000 euros et 1,8 million d’euros ». Ceci avait été rendu possible via « sa société SportUnited Sarl ». Pour le Ministère Public de la Confédération, « l’accusation déloyale » découle « de ce que Valcke n’a pas annoncé les avantages précités à la FIFA, se comportant ainsi de manière contraire à ses devoirs dans le cadre de ses activités de Secrétaire général de celle-ci, et du fait qu’il s’est enrichi de manière illégale ». Ceci explique pourquoi Al-Khelaïfi et le troisième homme sont « accusés d’instigation ».
A propos, des « faux dans les titres », Jérôme Valcke est « accusé d’avoir ordonné l’établissement de bilans de Sportunited Sarl contraires à la réalité pour les années 2013 et 2014 en faisant faussement comptabiliser comme prêts les trois paiements précités du troisième prévenu » (1,25 million d’euros). Sur la scène footballistique, Valcke a « fait usage de son influence comme Secrétaire général de la FIFA pour influence en faveur de partenaires médiatiques de sa préférence les processus d’attribution de droits médiatiques pour l’Italie et la Grèce de différentes Coupes du monde de football et Coupes des Confédérations de la FIFA dans la période de 2018 à 2030 ».
Pour conclure, notez que le MC « déposera ses conclusions lors de l’audience devant le TPF (Tribunal Pénal Fédéral) ». Bien entendu, « la présomption d’innocence vaut », pour les trois prévenus, « jusqu’à l’entrée en force d’un jugement ». La balle sera donc bientôt dans le camp du TPF. Il sera le « seul compétent pour toute autre information ».
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