Le sélectionneur de l’Argentine, Jorge Sampaoli a pris sur lui la lourde défaite subie face à la Croatie (3-0) jeudi soir en Coupe du monde.
Tenue en échec par l’Islande (1-1) pour sa première sortie, l’Argentine est au bord de la crise de nerfs après son deuxième match, soldé par une défaite humiliante (3-0) face à la Croatie jeudi soir. Rien n’a fonctionné pour l’Albiceleste, du gardien Willy Caballero coupable d’une erreur rédhibitoire qui a coûté l’ouverture du score, jusqu’à Lionel Messi, incapable de guider ses coéquipiers et de sonner la révolte, en passant par le sélectionneur Jorge Sampaoli, aux choix tactiques assez incompréhensibles.
Pour Sampaoli, ce n’est pas Messi qui est éteint, c’est l’équipe autour de lui
« J’avais mis en place un plan de jeu pour ce match et avec quelque chose de différent, ça aurait pu tourner en notre faveur », a jugé ce dernier après la gifle reçue. « Je suis le responsable, c’est moi qui prends les décisions. Ce n’est pas faire preuve d’humanité que de rejeter la faute sur Caballero », a-t-il poursuivi, préférant constater le naufrage de toute son équipe plutôt que de tirer sur l’ambulance Caballero… ou Messi.
« Nos plans pour ce match n’ont pas fonctionné, je ne ressens pas de la honte mais de la douleur, comme je n’en avais pas eu depuis longtemps. Nous n’avons pas réussi à aligner la meilleure équipe pour accompagner Lionel Messi », a-t-il regretté avant d’être interrogé sur la rivalité entre La Pulga et Cristiano Ronaldo. « Tout de suite, nous ne devrions pas comparer ces deux joueurs. La réalité de l’équipe argentine assombrit l’éclat de Messi. Il est limité car l’équipe ne prend pas forme avec lui comme elle le devrait », a-t-il jugé.
« Je ne sais pas si cette défaite est une honte, mais elle fait mal, c’est sûr. C’est douloureux car nous ne sommes pas au niveau que les Argentins attendent de nous. Je demande que les supporters nous excusent, surtout ceux qui ont fait l’effort de se déplacer pour nous voir jouer. Je pense avoir fait de mon mieux, mais je n’ai tout simplement pas pu trouver le moyen de leur donner ce qu’ils voulaient », a plaidé Jorge Sampaoli. Il faudra désormais un petit miracle pour que l’Argentine accède aux huitièmes de finale de la Coupe du monde.







