Le président de l’OL, Jean-Michel Aulas, pense que la LFP ne doit faire aucun cadeau au groupe Mediapro.
Rappelons que ce dernier n’a pas pu payer sa seconde échéance de 172 millions d’euros à la Ligue de Football Professionnel. Forcément, les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 sont les premières victimes de ce coup de massue. Sans l’argent des droits TV, les écuries se retrouvent impactées au premier degré sur le plan financier. Le patron de Mediapro, Jaume Roures, veut que le prix global des droits TV soit revu à la baisse. Sans surprise, Aulas ne l’entend pas de cette oreille.
Lors d’une interview diffusée par Le Parisien, le président de l’OL a taclé Mediapro. « Mediapro demandait il y a encore quelques jours aux clubs de faire le maximum pour présenter un produit extrêmement vendeur. Les clubs ont joué le jeu. Cette réaction est disproportionnée. Cela cache autre chose. Tout était miraculeux, beau, et un mois après on arrive à cette situation… » L’homme d’affaires est persuadé qu’il y a quelque chose « qu’on ne connaît pas » dans cette affaire.
Aulas compte à fond sur Labrune
Aujourd’hui, Jean-Michel Aulas souhaite que la LFP ait « une attitude extrêmement ferme » Il pense que le patron de cette entité, Vincent Labrune, « a cette idée-là ». A ce stade, le président de l’Olympique Lyonnais croit que Mediapro est contraint de tenir son engagement. « Je ne crois pas que Mediapro ne puisse pas payer. Mediapro a un actionnaire chinois, un fonds d’État de la région de Shanghai très puissant, important et sérieux. Il faut qu’ils payent et s’ils ne payent pas, il y aura des négociations avec d’autres. »
« La règle, c’est que quand vous êtes en défaut de paiement, vous perdez la propriété des droits. Eux-mêmes, ils creusent leur tombe » N’ayant pas participé à l’appel d’offres à l’époque, Aulas compte sur Labrune qui « fait du bon travail ». Pour lui, l’ancien président de l’OM « connaît parfaitement bien » le sujet des droits TV. Il a donc « beaucoup de respect » pour Vincent Labrune et « toute confiance » en lui. « L’idée que je veux défendre, c’est qu’il faut un Spotify du foot ou un Deezer du foot, il faut une offre unique avec un prix attractif et que le public n’ait plus à se poser la question sur quelle chaîne est le match », a-t-il préconisé. Sur ce point, Jean-Michel Aulas n’est pas le seul à penser cela…
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