Hospitalisé un mois et passé près de la mort à cause du coronavirus, le journaliste Vincent Duluc livre son témoignage.
Le journaliste de l’Equipe, Vincent Duluc a été atteint par le coronavirus il y a un mois et demi. S’en sont suivi de longues semaines de souffrance liée à la maladie. Après 28 jours passés à l’hôpital, il raconte son calvaire et ses craintes au fur et à mesure que le mal se propageait. Il met également en garde ceux qui se sentent invincibles ou sont trop insouciants.
Avoir évité l’intubation a-t-il sauvé Duluc ?
« J’ai commencé à avoir de la fièvre le 18 mars. Une semaine après, mon médecin m’a demandé d’aller aux urgences. Même si je n’avais pas d’autre symptôme, comme la fièvre durait depuis huit jours, il y avait peu de doutes sur le fait que j’avais le Covid. Le 26 mars, je suis donc parti à l’hôpital de Rambouillet », a-t-il confié.
« J’ai eu parfois besoin de 90% d’oxygène extérieur. Ils voyaient sans cesse les conséquences dramatiques de l’intubation et, pour l’éviter, ils m’ont demandé si j’étais prêt à rester trois jours et trois nuits sur le ventre. Je les en remercie encore. Pendant trois semaines, je n’ai quasiment pas dormi. Je n’avais pas envie, je refusais », a témoigné Vincent Duluc.
« Au début, je me suis accroché aux statistiques : à 80%, c’est une forme bénigne, 95% des gens s’en sortent… Et après, j’ai compris que je m’approchais des derniers pourcentages. Ce qui m’a aussi sauvé, c’est de ne pas avoir été intubé, c’est évident », a insisté le journaliste de L’Equipe.
« Après tout ça, quand tu vois des gens faire n’importe quoi dans la rue, tu peux avoir envie de les insulter… Tu te dis qu’ils ne se rendent pas compte de ce que cela implique chez les soignants, qui sont au bout du rouleau après la première vague. S’ils en prennent une deuxième, je ne sais pas comment ils vont faire pour tenir », a-t-il averti.
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