Envoyé en vacances prématurément, Mario Balotelli ne rejouera plus avec Nice en 2018. Et devrait sans doute quitter le club cet hiver.
« Mario, j’ai envie de lui répondre, de le coller au mur ou au portemanteau ! Mais je ne suis plus joueur. Je dois toujours réfléchir à deux fois avant de dire quelque chose car ça peut avoir un impact, je risque de perdre un joueur et de le regretter. J’essaie d’être constructif », avait émis Patrick Vieira auprès de L’Equipe le week-end dernier, confirmant sa relation compliquée avec Mario Balotelli, avec qui il a dû alterner entre carotte et bâton depuis le début de la saison. Comme lorsque ce dernier lui avait demandé un jour de libre.
« Tu dois travailler mon ami, ça fait trois mois que tu es libre… », avait répliqué le champion du monde français, des propos rapportés par Canal+ dans son émission Intérieur Sport. Finalement, l’attaquant des Aiglons va avoir sa journée libre. Et même beaucoup plus, car l’entraîneur azuréen a choisi de l’envoyer prématurément en vacances. Peut-être pour ne pas avoir à le coller au mur, et parce que le courant ne passe plus entre Super Mario et le Gym.
Clap de fin pour Balotelli à Nice ?
« Je l’ai laissé partir en vacances un peu plus tôt. Il est sous contrat, ce n’est donc pas la fin. Mais la situation est complexe pour lui, pour le club et pour moi », a confié Patrick Vieira à Nice-Matin. « Dès le départ, c’était compliqué à gérer. Il avait un gros retard sur le plan physique après son transfert avorté. Il avait l’envie de bien faire, mais on s’est rapidement rendu compte, tous les deux, que ça n’allait pas être si facile que ça », a-t-il constaté.
Reverra-t-on vraiment Mario Balotelli sous le maillot niçois ? « Mario n’est pas quelqu’un de méchant. Je respecterai son contrat mais on doit trouver une solution. Julien Fournier (le directeur général) et le président (Jean-Pierre Rivère) vont discuter avec son agent (Mino Raiola). Mario a sans doute besoin d’un nouveau challenge. Je ne suis pas amer », a-t-il lâché. Un échec ? « Oui, on peut dire ça, car on avait envie de réussir », a-t-il conclu. Cela sent la fin pour l’Italien.







