Le PSG respire mieux depuis le verdict rendu par l’UEFA dans le cadre du fair-play financier.
Après dix mois d’enquête, l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l’UEFA a décidé de ne pas sanctionner le PSG dans le cadre du Fair-play financier. Une très bonne nouvelle pour les champions de France qui ne surprend pas Thierry Granturco. Cet avocat spécialiste du droit du sport explique pourquoi dans les colonnes du journal Le Parisien.
Le Qatar a le droit de signer des contrats avec le PSG
Selon lui, un état non-européen, le Qatar en l’occurrence, a le droit de « générer des contrats de sponsoring directement ou indirectement. Ce ne serait pas le cas si l’État en question était un État européen. Ce serait alors considéré comme une aide d’État. Mais là, il ne s’agit pas de nations européennes. On ne peut pas utiliser la réglementation européenne pour empêcher un état non européen d’intervenir directement ou indirectement au capital d’une société commerciale. Ils sont passés à travers les mailles du filet de cette façon », a-t-il expliqué.
Toutefois, cela n’a pas empêché l’ICFC de dévaluer certains de ces contrats, comme elle l’avait déjà fait en 2014 ce qui avait à l’époque abouti à de lourdes sanctions pour le PSG. « Il s’agit d’un respect de la norme juridique. (…) L’UEFA vous laisse différentes possibilités. Lorsque le PSG a engagé ces 400 millions d’euros (pour recruter Neymar et Kylian Mbappé), on voyait bien d’ailleurs dans les termes utilisés, qu’ils étaient dans l’ingénierie financière, qu’ils pouvaient justifier et couvrir l’engagement de telles sommes », a-t-il jugé avant de pointer du doigt la véritable menace pour Paris.
La menace venait des grands clubs européens
« L’inquiétude est surtout venue de la pression politique qui est intervenue après. Vu de Paris, on avait de grandes craintes sur l’influence que pouvaient avoir les clubs notamment espagnols et allemands. On ne se rend pas compte que finalement, l’UEFA n’a pas cédé à la pression politique. Mais cette décision signifie aussi la mort du fair-play financier dans sa forme initiale », a jugé Thierry Granturco.







