L’ancien attaquant du Real Madrid, Ivan Zamorano revient sur l’exploit réussi par le PSG en 1993. Et sur l’arbitrage de ce match…
Alors que le peuple parisien rêve d’une qualification face au Real Madrid ce mardi soir lors des 8es de finale retour de la Ligue des Champions (défaite 3-1 à l’aller), personne n’a oublié l’exploit réussi par le PSG au Parc des Princes en 1993 en Coupe UEFA, après une défaite sur le même score à Santiago Bernabeu. A commencer par l’un des acteurs madrilènes de l’époque, Ivan Zamorano, buteur lors des deux manches.
Le Real débarquait à Paris en grande confiance
« On avait gagné 3-1 en ratant des occasions, au cours d’un match difficile. On aurait pu marquer au moins un but de plus, mais avec 3-1, on avait totale confiance et une foi inébranlable en notre qualification au match retour, au Parc des Princes », se souvient-il dans les colonnes de Ouest-France. « En arrivant à Paris, on savait parfaitement qu’en étant sérieux, on passerait. Le PSG devait nous mettre trois buts et on avait les qualités pour marquer à n’importe quel moment », a-t-il poursuivi.
« Mais nous n’avons vraiment pas fait un grand match, on s’est retrouvé menés 0-1, puis 0-2 et enfin 0-3… Les Parisiens étaient qualifiés et c’était mérité. Ils avaient fait un grand match, exercé une pression énorme tout le match, ne nous avaient pas du tout laissés mettre en place notre jeu. Je me souviens que nous étions très abattus et puis à la 92e minute, nous avons obtenu un coup franc côté gauche », se rappelle l’ancien international chilien.
« Míchel a mis un long ballon au second poteau sur Nando, qui a devancé Kombouaré au duel aérien pour remiser sur moi, je me suis jeté et j’ai marqué du bout du pied. 3-1, égalité parfaite sur les deux matches et prolongation, donc. Mais en tenant compte du fait que c’était la 92e minute, c’était au niveau de la motivation, comme le but de la victoire. On venait de marquer beaucoup plus qu’un but pour aller en prolongation, on sentait qu’on allait désormais passer », a-t-il expliqué.
L’arbitre avait favorisé le PSG selon Zamorano
Puis vint le jour de gloire d’Antoine Kombouaré. « Je suis au pressing sur Ginola, je lui prends le ballon d’un geste parfait, vraiment. Je touche le ballon proprement donc, il tombe et l’arbitre siffle contre moi une faute inexistante… alors qu’encore une fois, j’avais touché le ballon, pas le joueur. L’arbitre avait passé la soirée à siffler pour le PSG, à arbitrer pour l’équipe receveuse. Quand il siffle cette faute inexistante, on joue la 96e minute », raconte Ivan Zamorano.
« Sur le coup franc, Kombouaré s’élève et marque le 4-1, de la tête, sans personne de chez nous au marquage… Ils étaient qualifiés, c’était fini. C’était perdu. Ce fut un coup très dur. Nous sommes rentrés au vestiaire complètement dévastés. Dans le vestiaire, il y avait un silence d’enterrement, personne ne parlait. Mais avec le recul, il faut reconnaître que Paris méritait sa qualification, on n’avait pas fait un bon match », a-t-il conclu.







