La légende italienne Arrigo Sacchi a dressé un constat accablant du PSG après son élimination de la Ligue des Champions face au Real Madrid.
L’argent ne fait pas le bonheur. La formule va comme un gant au Paris Saint-Germain après sa défaite (1-2) face au Real Madrid mardi soir au Parc des Princes en huitième de finale retour, synonyme d’élimination de la Ligue des Champions. Tout du moins, il est insuffisant de dépenser des centaines de millions d’euros afin d’empiler les joueurs fussent-ils très talentueux, pour parvenir à gagner la plus prestigieuse des compétitions européennes.
Marquinhos a bien résumé la situation après cette nouvelle déconvenue. « Ça montre qu’il faut encore travailler, être plus mature et avoir plus d’expérience. Ces deux matchs nous ont montré que l’on doit s’améliorer. Je pense qu’on ne peut pas gagner cette compétition tout de suite, tout le monde nous le dit, il faut beaucoup perdre pour apprendre et gagner cette compétition », a commenté le Brésilien.
« Les idées, ça ne s’achète pas » lâche Sacchi
Emmagasiner de l’expérience, beaucoup perdre (ça c’est fait !)… Et surtout avoir un club solide et une équipe dotée d’un véritable projet de jeu, comme l’a souligné la légende milanaise Arrigo Sacchi. « Le Real a affronté un adversaire très faible. Le PSG est un groupe de joueurs, le mot jeu peut paraître abstrait, difficile à décrire, mais il a fait toute la différence ce soir. Les idées, ça ne s’achète pas », a lâché le technicien de 71 ans au micro de Sky Sports Italia, avant de défendre son confrère Unai Emery.
« Emery me plait beaucoup. Je le connais bien. Je pense qu’il manque le club. Il manque le club au PSG, il manque l’institution. Le club passe avant tout. Quand tu vois Verratti et son attitude, ça veut dire qu’il n’y a pas de club derrière », a-t-il asséné sans ménagement. « Le club passe toujours avant tout. Comme l’équipe passe toujours avant les joueurs. Il manque beaucoup de choses à ce PSG. Je pensais voir une équipe ce soir, couteau entre les dents. J’ai juste vu le Real jouer cigarette à la bouche », a-t-il poursuivi. « Emery est un très bon entraîneur, il n’est pas devenu nul. Il lui faut juste un club derrière, et surtout que les joueurs suivent ses idées », a-t-il conclu.







