Zinedine Zidane n’a jamais été un enfant de chœur sur les terrains. Rolland Courbis se rappelle du jour où il a frappé Marcel Desailly en plein match.
Ëtre un très grand joueur n’empêche pas d’avoir des coups de sang. Le 8e carton rouge récolté par Neymar dimanche dernier face à l’OM (2-2) est là pour en attester. De même que les 14 reçus par Zinedine Zidane. Personne n’a oublié son fameux coup de tête asséné à Marco Materazzi en finale du Mondial 2006.
Point d’orgue d’une carrière jalonnée par des dégoupillages en règle. Les plus jeunes d’entre vous ne le savent en revanche peut-être pas mais en septembre 1993 déjà, l’ancien numéro 10 des Bleus, qui portait le maillot bordelais, avait explosé le nez de Marcel Desailly alors marseillais, lors d’un match de championnat. Son entraîneur de l’époque, Rolland Courbis raconte.
Desailly avait un peu taquiné Zidane…
« Un joueur au caractère bien trempé ? Zizou. J’ai eu le plaisir de le voir à ses débuts, je me rappelle d’un match à Marseille, Desailly l’avait un petit peu taquiné et sur un corner – mais alors on ne s’y attend pas du tout, et en plus de ça, c’était un match qui était très important, on menait 1-0 – il lui a mis une droite dont un super-welter pouvait en être jaloux », s’est-il remémoré au micro de SFR Sport. « J’étais surpris, énervé sur le coup, mais la qualité de la droite, j’étais obligé de reconnaître… », s’est-il amusé.
« Après, j’avais su, comme à la récréation de l’école communale : « Ce n’est pas moi qui ai commencé, c’est lui. » C’est pas Zizou qui avait commencé. Mais c’est vrai que sur le peu de défauts qu’on peut lui trouver, celui-là compte. S’il avait pris un rouge ? Ah oui, on a terminé à dix et on perd finalement, dans le dernier quart d’heure, un match qu’on n’aurait peut-être pas perdu avec lui jusqu’au bout. Ça fait partie des histoires, mais il nous en a tellement fait gagner », a poursuivi Rolland Courbis qui en riait moins le jour où cela s’est produit.







