Le déplacement de Olympique de Marseille sur la pelouse du FC Lorient devait relancer la machine. Il a surtout confirmé les doutes. Battus 2-0 au Moustoir, les Phocéens ont livré une prestation sans relief, loin des standards attendus dans ce sprint final.
Face à une équipe bretonne solide et disciplinée, Marseille n’a jamais réellement trouvé la solution. Pire encore, les hommes d’Habib Beye ont affiché des lacunes inquiétantes, tant sur le plan défensif que collectif.
Le match a basculé sur des erreurs individuelles évitables. Leonardo Balerdi incarne parfaitement cette soirée ratée. Trop souvent pris dans son dos, il oublie Bamba Dieng sur les deux buts lorientais. Un manque de concentration qui pèse lourd dans un match aussi serré.
À ses côtés, Benjamin Pavard n’a pas rassuré. Positionné très haut, il a laissé des espaces béants exploités par les Merlus en contre-attaque. Pris par le rythme adverse, il a terminé la rencontre en difficulté.
Même constat pour Emerson Palmieri, souvent dépassé dans son couloir. Malgré un sauvetage important en première période, son manque de rigueur défensive a contribué aux déséquilibres de l’équipe.
Un milieu désorganisé, une attaque trop irrégulière
Dans l’entrejeu, Pierre-Emile Højbjerg a tenté d’apporter des solutions, multipliant les courses et les passes vers l’avant. Mais son manque de précision et son positionnement parfois trop haut ont laissé des espaces importants à Lorient.
Seul Himad Abdelli a semblé tenir la baraque. Présent à la récupération comme à la relance, il a été l’un des rares à maintenir un certain équilibre dans le jeu marseillais.
Offensivement, l’OM a soufflé le chaud et le froid. Mason Greenwood a été actif en début de match, profitant des espaces pour créer du danger. Mais comme le reste de l’équipe, il s’est éteint après la pause.
Amine Gouiri, lui, est passé complètement à côté. Trop souvent excentré ou mal positionné, il n’a jamais pesé sur la défense adverse.
Quant à Pierre-Emerick Aubameyang, il avait pourtant lancé la rencontre avec une action dangereuse dès la première minute. Mais après ce coup d’éclat, il a disparu avant de revenir timidement en seconde période.
Dans ce naufrage collectif, Gerónimo Rulli a évité un score plus lourd. Impuissant sur les buts encaissés, il s’est distingué par plusieurs arrêts importants, notamment en début de seconde période.
Sans lui, la note aurait pu être encore plus salée.
Un revers qui pèse lourd
Avec cette défaite, Marseille voit sa position se fragiliser au classement. Le podium s’éloigne et la pression monte dans cette fin de saison.
Plus inquiétant encore que le résultat, c’est le contenu qui interroge. Manque d’intensité, erreurs défensives, absence de réaction : l’OM a donné l’impression d’une équipe sans solution.
À quelques journées de la fin, Marseille n’a plus le droit à l’erreur. Mais surtout, il doit retrouver un visage.







