Quatre ans après, la douleur est toujours là. Cette demi-finale entre la France et le Maroc ne se résume pas à un score, mais à un moment précis qui continue de hanter les esprits. Une décision arbitrale, une occasion envolée… et un sentiment d’injustice que certains, comme Yassine Bounou, n’ont toujours pas digéré.
Ce 14 décembre 2022, au cœur de la demi-finale de la Coupe du monde 2022, les Lions de l’Atlas touchent du doigt un exploit historique. Après avoir éliminé l’Espagne puis le Portugal, le Maroc croit en ses chances face aux Bleus. Mais au-delà des buts de Theo Hernandez et Randal Kolo Muani, une action va cristalliser toutes les frustrations.
À la 26e minute, Sofiane Boufal s’effondre dans la surface après un contact avec Theo Hernandez. Le penalty semble évident pour de nombreux observateurs. Pourtant, l’arbitre prend la décision inverse : faute sifflée contre le Marocain et carton jaune à la clé. Une double sanction qui laisse joueurs et supporters abasourdis.
Avec le recul, les images continuent d’alimenter le débat. Et les langues se délient encore. « Je dis toujours à Theo Hernandez qu’il y avait penalty sur Sofiane Boufal. Et il me dit que non (rires) », confie aujourd’hui Yassine Bounou, comme pour rappeler que cette action n’a jamais été oubliée.
Le gardien marocain n’est pas seul. À l’époque, Rio Ferdinand avait déjà pointé une incohérence flagrante : « Il récupère le ballon, mais ensuite il attrape les jambes. Partout ailleurs sur le terrain, c’est une faute… alors pourquoi n’a-t-il pas donné de penalty ? »
Des mots forts, qui donnent encore plus de poids à ce sentiment d’injustice. Car au-delà du résultat, cette décision reste perçue comme un tournant du match. Un détail qui aurait pu changer le cours de l’histoire.
Et si le Maroc a depuis inscrit son nom dans l’histoire du football africain, cette demi-finale laisse une trace particulière. Celle d’un rêve immense… et d’un regret qui, lui, ne s’efface pas.







