L’entraîneur de Nantes, Christian Gourcuff a livré une critique de l’économie capitaliste et des clubs qui vivent au dessus de leurs moyens.
Le jour d’après. Comment le football professionnel se relèvera-t-il de la crise actuelle ? Des clubs vont-ils rester au tapis, incapables de remettre leur trésorerie à flot et relancer la machine ? Cette épreuve doit-elle être l’occasion de réfléchir sur le modèle économique, voire le redéfinir ? Interrogé sur ses questions, l’entraîneur de Nantes, Christian Gourcuff considère que cette crise est amplifiée par le type de société dans laquelle nous vivons, que ce soit dans le football mais aussi plus globalement.
Gourcuff – « l’économie capitaliste nous conduit dans le mur »
« La crise du coronavirus ne touche pas que le football, mais plus globalement la mondialisation, la recherche généralisée du profit, l’économie capitaliste qui nous conduit dans le mur. Le foot est partie prenante de cette fuite en avant, avec, entre autres, une surenchère permanente des droits télé », a jugé le technicien breton dans les colonnes de Ouest-France. « Depuis des années, il vit à crédit », a-t-il considéré.
Les clubs qui vivent sur l’endettement et l’argent virtuel sont en danger
« Les clubs qui vivent au-dessus de leurs moyens, sur l’endettement et l’argent virtuel, ceux qui spéculent, avec parfois des investisseurs étrangers sans de vraies garanties bancaires, sont fragilisés. Ceux qui s’en sortiront seront ceux qui ont une gestion réaliste et non spéculative », a estimé Christian Gourcuff qui pense par ailleurs qu’en cas de reprise des compétitions, jouer à huis clos serait une hérésie. « Si le foot reprend, j’espère simplement que les matchs ne se joueront pas à huis clos, car pour moi, le huis clos est une aberration », a-t-il lancé.
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