Le Conseil d’Etat a livré son verdict à propos de la saison 2019/2020 de Ligue 1. Il faut retenir deux informations importantes.
Selon l’ordonnance qui a été rendue, le juge des référés a estimé que la LFP avait le droit de mettre un terme à la fin de cet exercice. Pour lui, il n’y a « pas de doute sérieux sur la légalité de cette décision, qui pesait les avantages et les inconvénients d’un arrêt immédiat du championnat, alors qu’une très grande incertitude affectait l’hypothèse d’un possible redémarrage des compétitions en temps utile. »
Du coup, « les modalités définies par la Ligue, notamment pour le classement du championnat de Ligue 1, compte tenu notamment de ce que tous les matchs de la 28ème journée n’ont pu être joués ». Au final, le grand perdant dans cette histoire est Jean-Michel Aulas. Le président de l’OL souhaitait que la saison redémarre. Il mettait en avant le fait que la crise économique, liée à la pandémie de coronavirus, pouvait coûter très cher aux écuries de L1.
La LFP doit revoir sa copie pour Amiens et Toulouse
En plus de cela, le Conseil d’État a fait savoir que le Conseil d’administration de la LFP « ne pouvait pas légalement se fonder, pour décider de reléguer les deux derniers du classement de la Ligue 1, sur le fait que l’actuelle convention conclue avec la Fédération française de football (FFF) prévoit une limite de vingt clubs, alors que cette convention prend fin le 30 juin prochain et qu’une nouvelle convention devra être signée. »
Par conséquent, le Conseil d’État demande à la LFP, en concertation avec la FFF, « de réexaminer la question du format de la Ligue 1 pour la saison 2020-2021, au vu de l’ensemble des éléments relatifs aux conditions dans lesquelles cette saison est susceptible de se dérouler, et d’en tirer les conséquences quant au principe des relégations avant le 30 juin. » En clair, cela signifie que les relégations d’Amiens et de Toulouse sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.
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