Candidat à la reprise de l’OM, Mohamed Ayachi Ajroudi a émis un regret sur la communication autour de ce dossier.
Encore inconnu du grand public il y a trois semaines, Mohamed Ayachi Ajroudi fait parler de lui chaque jour dans le milieu du football français. Et en particulier à l’Olympique de Marseille dont il ambitionne de prendre le contrôle. Encore faudra-t-il convaincre Frank McCourt de vendre le club, ce que son entourage dément toujours formellement. Lors d’un entretien accordé à La Provence, l’homme d’affaires franco-tunisien a apporté quelques précisions sur son projet et même fait un mea-culpa.
Boudjellal a parlé trop tôt
Alors que l’équipe dirigeante en place considère ses prises de parole répétées comme une tentative de déstabilisation du club, Ajroudi s’en défend. « Ah non, je ne veux pas. Hors de question. Ils ont tort de penser ça. On ne veut pas déstabiliser l’OM. C’est notre équipe, on l’adore. On ne peut pas déstabiliser le club. On peut être un plus à l’OM, mais jamais une source d’ennui. Les journalistes veulent comprendre nos idées et notre projet. C’est pour ça qu’on parle », a-t-il répondu. Peut-être aurait-il néanmoins mieux valu être plus discret et ne communiquer qu’après avoir avancé dans les négociations ?
« Je ne reproche qu’une seule chose à notre équipe : avoir parlé un peu tôt. Moi-même, ça m’a surpris. J’aurais parlé seulement quand j’aurais fait le chèque », a-t-il reconnu. Une critique à peine voilée à l’adresse de Mourad Boudjellal qui a mis les pieds dans le plat le premier en révélant l’affaire. « Regardez ce que nous vivons. Imaginons que rien ne soit sorti, on ne serait pas là. On serait tous les deux sur le terrain. On a commis une faute. C’est fait, il faut avancer », a-t-il insisté, avant d’évoquer son rôle dans le projet.
Ajroudi ne serait qu’un actionnaire parmi d’autres
« Je serais parmi les actionnaires », a-t-il révélé, indiquant par là qu’il ne rachètera pas le club seul. « Le capital a été réparti équitablement, de manière équilibrée. On veut que ce projet dure dans le temps, et pas vendre le club deux ou trois ans plus tard. Si vous avez un actionnaire majoritaire, il peut vendre du jour au lendemain pour n’importe quelle raison, politique ou autre. Ce n’est pas notre objectif. On veut un tour de table équilibré, où personne ne peut prendre de décision sans l’autre », a prévenu Ajroudi qui a donc quelques associés encore bien cachés dans cette histoire.
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