Après la lourde défaite marseillaise en Ligue des champions ce mercredi soir, Raymond Domenech n’a pas épargné Roberto De Zerbi. Une réaction acerbe qui s’inscrit dans une longue tradition de débats passionnés autour de l’OM.
Les soirées européennes laissent rarement indifférent à Marseille. Celle vécue face au Club Bruges a même tourné au naufrage. Battu 3-0, l’Olympique de Marseille a vu sa campagne de Ligue des champions s’achever brutalement, dans un silence pesant qui contrastait avec les espoirs nourris en début de saison.
Pour Roberto De Zerbi, entraîneur italien, cette élimination ressemble à un sévère retour de bâton. Quelques jours plus tôt, le technicien italien dénonçait certaines critiques de la presse française, qu’il estimait teintées de préjugés liés à sa nationalité. « Toute la presse française devrait se mettre d’accord. Parfois, vous me dites qu’on joue mal et là tu me dis qu’on met 40 buts cette saison… Peut-être que je devrais prendre le passeport français pour que vous disiez autre chose. » avait confié l’entraîneur italien.
Raymond Domenech n’a pas épargné Roberto De Zerbi
Suite à cette défaite cuisante, Raymond Domenech, ancien sélectionneur des Bleus, n’a pas manqué l’occasion de vanner l’italien avec une ironie mordante devenue sa marque de fabrique.
Sur son compte X, Domenech a dégainé une phrase qui a rapidement circulé dans le paysage médiatique : « L’OM éliminé, pas par Benfica, mais par une gestion désastreuse d’un effectif pourtant de qualité. On va enfin en parler peut-être ». Le tout ponctué d’un emoji rieur, comme pour enfoncer un peu plus le clou.
Au-delà de la moquerie, la sortie de Domenech touche un point sensible. Depuis des décennies, l’OM oscille entre ambitions européennes et désillusions répétées. Des entraîneurs prestigieux s’y sont succédé, parfois broyés par l’exigence d’un club où chaque choix tactique, chaque rotation, chaque déclaration est scrutée à la loupe. De Zerbi, adepte d’un jeu ambitieux et théorisé, découvre à son tour la brutalité de cet environnement.
Reste que cette élimination pose une question plus profonde que le simple trait d’humour. L’effectif marseillais, jugé compétitif sur le papier, a-t-il été utilisé à son plein potentiel ? La gestion humaine et tactique a-t-elle été à la hauteur des exigences européennes ? Autant d’interrogations qui dépassent la personne de De Zerbi et interrogent, une fois encore, la capacité de l’OM à s’installer durablement sur la scène continentale.







