Le Real Madrid a investi lourdement cet été pour renforcer son effectif. Mais malgré des arrivées prometteuses, des zones d’ombre persistent.
L’essentiel
- Le Real Madrid a dépensé près de 180 M€ cet été pour quatre recrues : Huijsen, Alexander-Arnold, Carreras et Mastantuono.
- Xabi Alonso a eu une influence directe sur ce mercato, mais certains postes clés, notamment au milieu, restent fragiles.
- L’effectif apparaît déséquilibré, avec un surplus d’arrières gauches et un manque de profondeur dans l’entrejeu.
MADRID – Le mercato estival du Real Madrid aura été animé et coûteux. Avec 180 M€ investis, le club merengue a tenté de lancer un nouveau cycle sous la houlette de Xabi Alonso, arrivé sur le banc en mai dernier. Le technicien basque a eu un poids bien plus important que son prédécesseur Carlo Ancelotti dans le choix des recrues.
Parmi les arrivées, Dean Huijsen (20 ans) a débarqué contre 50 M€, tout comme Trent Alexander-Arnold (26 ans), acquis pour 10 M€ en fin de contrat afin de participer au Mondial des clubs. À gauche, le Portugais Álvaro Carreras a coûté 58,5 M€, tandis que la plus grosse dépense est revenue à Franco Mastantuono, pépite argentine de 18 ans arrachée à River Plate pour 63,2 M€.
Un effectif renforcé, mais encore déséquilibré
Si les Madrilènes ont consolidé une défense fragilisée par les blessures, ils n’ont pas réussi à régler certains déséquilibres. Le poste de milieu organisateur reste un vrai point d’interrogation : aucun profil de métronome n’a été recruté. Reste à voir si Jude Bellingham, Arda Güler ou le jeune Mastantuono pourront s’y adapter. « C’est un chantier qui reste ouvert », glisse un suiveur du club à la presse espagnole.
Autre souci : la concurrence excessive au poste de latéral gauche (Carreras, Fran García, Ferland Mendy), alors que d’autres secteurs manquent de profondeur. En attaque, l’absence d’un avant-centre au profil de pivot façon Joselu pourrait peser sur la saison.
À cela s’ajoute un autre constat : Madrid n’a vendu aucun cadre. Ni Alaba, ni Mendy, ni Rodrygo n’ont quitté la Casa Blanca, malgré des signaux d’ouverture envoyés par la direction. Résultat, un vestiaire fourni mais parfois encombré.
Pour autant, l’empreinte d’Alonso est claire. Le Basque veut transformer l’ADN du Real en introduisant un pressing plus agressif et une défense plus haute. Huijsen et Carreras collent parfaitement à ce projet. Mastantuono, lui, incarne l’avenir, dans la lignée des jeunes coups orchestrés par Juni Calafat, le scout qui a encore pesé dans ce mercato.
Reste à savoir si ce groupe, malgré ses manques, peut viser haut. Avec Kylian Mbappé et Bellingham, les Madrilènes conservent une puissance offensive de premier plan. Mais pour espérer rafler Liga et Ligue des champions, il faudra combler les trous laissés dans l’entrejeu et éviter les blessures à répétition en défense.
Le rendez-vous est déjà pris : en janvier, Madrid pourrait devoir trancher, entre rééquilibrer son effectif ou s’exposer à de nouvelles déconvenues. Une chose est sûre : malgré les 180 M€ dépensés, la reconstruction merengue est encore loin d’être achevée.







