Et si la prochaine révolution du football mondial venait d’Afrique ? Le nom de Jean Crépin Nyamsi commence à faire du bruit. Le Dr camerounais a officiellement annoncé sa candidature à la présidence de la FIFA, affichant clairement ses ambitions : changer l’ordre établi.
Face au journaliste Philippe Doucet, l’ancien candidat à la tête de la Fédération camerounaise de football n’a pas tourné autour du pot. Après plusieurs années d’observation, il se dit prêt à franchir un cap majeur.
« Je suis apte à diriger le football mondial », assume-t-il.
Depuis 2021, Nyamsi explique avoir pris du recul pour analyser les rouages du football international. Une période qu’il décrit comme essentielle pour comprendre les tensions persistantes entre les fédérations, notamment en Afrique.
Dans son discours, un point revient avec insistance : le déséquilibre des pouvoirs. Selon lui, de nombreuses décisions majeures seraient encore trop influencées par le sommet de la FIFA, au détriment de l’autonomie des confédérations, notamment la Confédération africaine de football.
Un constat qui nourrit aujourd’hui sa volonté de rupture. « Pourquoi toujours se plaindre au lieu d’agir ? », interroge-t-il, appelant les dirigeants africains à prendre leurs responsabilités sur la scène internationale.
Jean Crépin Nyamsi rêve d’un football plus équilibré
Au-delà de la candidature, c’est une vision que Jean Crépin Nyamsi tente de porter. Celle d’un football mondial plus équitable, où chaque fédération disposerait d’une véritable indépendance.
Son projet repose sur une idée forte : rééquilibrer les rapports de force et offrir une place plus importante aux nations africaines dans la gouvernance du football. Une ambition qui s’inscrit dans une volonté plus large de voir un Africain diriger, un jour, l’instance mondiale.
Il affirme d’ailleurs bénéficier de soutiens, notamment parmi certains internationaux camerounais comme André Onana, même si ces appuis restent à confirmer dans la durée.
La route vers la présidence de la FIFA s’annonce cependant longue et semée d’embûches. Face à lui, le président sortant Gianni Infantino dispose d’un réseau solide et d’un soutien massif de nombreuses fédérations.
Mais dans un football mondial régulièrement critiqué pour ses déséquilibres et ses tensions internes, ce type de candidature pourrait bien trouver un écho inattendu.
Reste à savoir si cette ambition se transformera en véritable mouvement… ou si elle restera un simple signal lancé à un système qui, pour beaucoup, mérite d’être repensé.







