L’UEFA avait à l’origine accueilli favorablement la fièvre acheteuse du PSG, estimant qu’elle était bénéfique à la Ligue des Champions.
Tout le monde le sait, l’UEFA a officiellement ouvert une enquête pour vérifier les comptes du PSG suite à son recrutement très onéreux, que certains comme le président de la Liga Javier Tebas jugent illégal au regard des recettes commerciales du club et du règlement du Fair-play financier. Mais l’instance européenne ne pourra pas rendre de jugement avant le 1er juillet prochain puisque les transferts de Neymar et Kylian Mbappé apparaissent sur l’exercice comptable en cours (01/07/2017 au 30/06/2018).
A l’origine, l’UEFA n’était pas choquée par les dépenses du PSG
A l’origine, elle n’aurait d’ailleurs pas été si émue que cela par les dépenses estivales des Parisiens. Le journal espagnol El Pais, qui cite des sources proches de l’UEFA, informe en effet que l’instance était plutôt heureuse de cette fièvre acheteuse car l’avènement du PSG est de nature à donner un peu plus de prestige à la Ligue des Champions. Un candidat de plus au titre, une concurrence accrue, c’est bon pour le business…
Mais c’était sans compter sur le lobbying des grands clubs historiques, comme le FC Barcelone, le Real Madrid, le Bayern Munich ou la Juventus Turin, qui, craignant pour leur hégémonie, ont oeuvré en coulisses pour forcer l’UEFA à ouvrir cette fameuse enquête au plus vite. C’est aussi certainement cette même influence qui poussera Aleksander Ceferin à enclencher des réformes prochainement.
Le président de l’UEFA a rappelé la semaine passée qu’il était bien décidé à modifier certaines règles « pour que le jeu soit plus juste et mieux régulé » et espère le soutien des politiques pour y parvenir. Au programme : évolution du Fair-play financier, plafonnement de la masse salariale, refonte du système des transferts, limitation des commissions perçues par les agents…







