Par le biais du site de la FIFA, Fabio Capello a livré son sentiment sur les sélections d’Italie, d’Angleterre et de Russie.
Celui qu’on surnomme « Don Fabio » possède la particularité d’avoir guidé l’escouade anglaise entre 2007 et 2012. Il pense franchement que les Three Lions n’arrivent pas en bonne condition physique pour les grands événements. « Le gros problème de l’Angleterre, c’est que les joueurs abordent la Coupe du monde après une saison épuisante, au cours de laquelle ils ne se reposent pratiquement jamais. » Malgré cela, Capello espère que Harry Kane et consorts parviendront à réaliser une belle épopée lors de la Coupe du monde en Russie.
« Cette fois, l’Angleterre peut compter sur des jeunes très talentueux et expérimentés. Peut-être parviendront-ils à ignorer la pression et à jouer en toute liberté. » A propos de la sélection russe maintenant, qu’il a eu l’occasion de diriger entre 2012 et 2015, Fabio Capello a confié qu’il croisait les doigts afin que cette dernière brille sur ses terres. « Je pense que les Russes passeront le premier tour. Durant mon séjour en Russie, j’ai partagé mon expérience, mais j’ai aussi appris des choses. J’espère que ces échanges permettront à l’équipe de bien aborder le tournoi et d’aller le plus loin possible. Ce serait une bonne nouvelle pour ce pays, qui investit beaucoup dans le football. »
Capello et l’échec cuisant de l’Italie
Enfin, « Don Fabio » a évoqué la Squadra Azzurra qui a échoué contre la Suède lors des barrages qualificatifs pour le Mondial 2018. A vrai dire, cet échec cuisant a beaucoup touché Capello. « J’ai été très triste en apprenant que l’Italie ne serait pas du voyage en Russie. Nous avons remporté cette compétition quatre fois et nous faisons partie des équipes qui comptent sur la scène internationale. Mais le football italien traverse une crise », a-t-il analysé.
A ce sujet, le coach transalpin âgé de 71 ans croit qu’il faut « tout reprendre à zéro » pour « comprendre d’où viennent » les soucis de la sélection transalpine. Il considère que la Squadra Azzurra doit retrouver l’identité qui lui a permis d’occuper une place de choix sur l’échiquier planétaire dans le passé. « Il est capital à mes yeux de construire quelque chose de différent, en nous appuyant sur les caractéristiques des footballeurs italiens. Nous ne gagnerons rien à essayer de copier le style des autres. » Reste à savoir si les dirigeants de la Fédération italienne de football partagent, ou non, son avis…







