À la veille du quart de finale contre Toulouse, l’Olympique de Marseille vise le podium en Ligue 1 et soulever la Coupe de France. Un trophée que le club n’a plus remporté depuis 1989.
Le Vélodrome n’a pas le temps de redescendre. Trois jours après un Olympico renversant face à l’Olympique Lyonnais (3-2), l’Olympique de Marseille replonge déjà dans le grand bain avec un quart de finale de Coupe de France face au Toulouse FC. Un rendez-vous qui ravive un souvenir lointain : 1989, dernière fois que l’OM a soulevé le trophée.
Pour Habib Beye, fraîchement installé sur le banc marseillais, il n’est pas question de hiérarchiser les ambitions. « On va jouer les deux à fond, il n’y a pas le choix du roi », a-t-il martelé. L’entraîneur refuse l’idée d’un arbitrage entre la quête du podium en Ligue 1 et l’épopée en Coupe. Le message est limpide : l’OM doit viser haut, partout.
Dans le vestiaire, le ton est le même. Geoffrey Kondogbia n’a pas esquivé le sujet. « Je veux la Coupe de France, c’est naturel », a confié le milieu de terrain, lucide sur les échecs récents dans la compétition. « On doit se tenir responsables… et tout donner pour essayer de remporter cette compétition. » Une déclaration qui sonne comme un rappel à l’histoire : Marseille est un club de titres, et la Coupe fait partie de son ADN.
Un trophée qui échappe à Marseille depuis 1989
Depuis plus de trois décennies, l’OM a souvent flirté avec l’espoir sans jamais conclure. L’élimination du Paris Saint-Germain ouvre le tableau, mais Beye refuse de se projeter en fonction des autres. « Je ne vois pas l’OM en fonction de ce qu’a vécu le PSG », a-t-il insisté. L’objectif est interne. Presque intime.
Le contexte n’est pas anodin. Le club cherche à retrouver une stabilité sportive et une stature nationale forte. Le podium en championnat reste capital, pour le propriétaire comme pour les supporters. « On sait que c’est très important pour le club », a rappelé le technicien, appelant à la sérénité et à la constance.
Mercredi soir, Toulouse se présentera avec ses propres ambitions. Rien ne sera donné. Mais pour Marseille, ce quart de finale ressemble à plus qu’un simple match. C’est un test de maturité, un signal envoyé au reste du pays.







