Le 28 juin 1998, la France avait affronté le Paraguay en 8es de finale de la Coupe du monde qui était, on le rappelle, organisée dans notre pays. Les Bleus n’arrivaient pas à prendre l’ascendant sur les Paraguayens. Il avait fallu attendre la 113e minute et un but en or, comme on disait à l’époque, signé Laurent Blanc afin de valider le ticket pour les quarts de finale du Mondial (1-0 a.p).
Dans les colonnes du journal sportif L’Equipe, Marcel Desailly a admis qu’il avait eu peur en voyant monter son partenaire de la charnière centrale des Bleus. « Quand je vois Lolo monter, j’ai eu beau crier : Mais tu vas où ?, il ne m’a pas entendu. (…) Physiquement, il fallait revenir, et il m’était déjà arrivé de le rappeler à l’ordre », a-t-il raconté.
Desailly a un petit regret
« Là, il avait senti le coup, est resté sur le front de l’attaque après le corner et c’est lui qui a marqué le but vainqueur ». Marcel Desailly a ajouté que la paire qu’il formait avec Laurent Blanc fonctionnait bien pour une raison précise. « Entre lui, le joueur technique plus porté vers l’avant, et moi, le joueur solide, il était là, le bon équilibre. »
Avec le recul, Desailly croit franchement qu’il aurait dû s’imprégner bien plus « de ce que Laurent était capable de faire » sur le terrain. Il regrette donc « de ne pas avoir porté plus le ballon ». Histoire de s’amuser « un peu plus » sur le plan offensif lorsqu’il y avait une ouverture dans l’arrière-garde adverse.







