L’ancien entraîneur de l’AS Monaco, Leonardo Jardim, a décidé de mettre les points sur les « i » dans les colonnes de L’Equipe.
Il y a quelques jours, les dirigeants du club de la Principauté ont décidé de débarquer Jardim. Le coach portugais a fait savoir qu’il n’était « pas une victime »… après avoir été déjà viré en octobre 2018 au Stade Louis II. Leonardo Jardim a expliqué qu’il aurait pu tourner le dos à l’écurie au début de la saison ! En effet, il n’était pas satisfait de la campagne de recrutement effectuée par l’ASM. « À la mi-août, j’ai demandé à partir parce que je ne voulais pas disputer une deuxième fois le maintien. J’ai été bien clair: si le club veut que je parte, je pars. »
Au final, le trio Maripan – Bakayoko – Slimani était arrivé sur le Rocher. « La saison actuelle est très mal partie, nous n’avons constitué l’équipe qu’à la fin août et mis à la poubelle la présaison, comme tout le monde le sait Même le vice-président du club a pris la responsabilité de ce mercato tardif. Il a évoqué son manque d’expérience et d’autres choses. » Du coup, Jardim n’avait pas allumé un incendie énorme à Monaco. Ensuite, le technicien a fait voler en éclats un bruit qui court depuis son deuxième départ de l’ASM.
Jardim est « étonné » par son éviction
En clair, certain(e)s lui reprochent d’avoir obtenu la garantie de toucher un pactole total de 15 millions d’euros suite à ses licenciements. Leonardo Jardim a tenu à rappeler une chose essentielle. « J’ai travaillé pendant soixante-deux mois à Monaco, et j’ai sans doute été le moins cher des trois derniers entraîneurs de l’ASM (lui-même, Henry et Ranieri), si on rapporte les sommes versées au nombre de mois travaillés. Là aussi, on évoque des sommes qui ne sont pas exactes. » A vrai dire, le désormais ex-entraîneur monégasque « reste étonné par la décision qui a été prise à Noël ».
Pour lui, son équipe était sur des bons rails en Ligue 1. « Après ces cinq journées à deux points pris, il y a eu treize matches de Ligue 1, de Reims à Lille. Nous avons pris vingt-six points, soit deux points par match. (…) Sportivement, nous étions en situation d’atteindre l’objectif, à savoir le podium. S’il nous manquait des points, la responsabilité ne venait pas seulement du staff technique. » Au final, Jardim refuse de porter le chapeau et veut que tout le monde, dont les dirigeants, assument leurs responsabilités au Stade Louis II.
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