Gianni Infantino a été élu vendredi soir à la présidence de la FIFA ! L’ancien secrétaire général de l’UEFA succède à Sepp Blatter et récupère une institution minée par les affaires. Son mandat sera-t-il celui du renouveau ?
La FIFA a un nouveau président – le neuvième de son histoire – depuis vendredi soir : Gianni Infantino, élu au second tour du scrutin avec 115 voix sur 207. L’Italo-suisse a devancé le Cheikh Salman (88 voix) et succède à Sepp Blatter, en poste depuis 1998 et déchu de ses fonctions l’été dernier en raison de poursuites judiciaires menées contre lui. A 45 ans, cet ancien juriste méconnu du grand public est donc le nouvel homme fort du football mondial.
Infantino a su tirer profit de la suspension de Platini
Son nom ne vous dit peut-être rien, mais son visage vous est sûrement familier. En poste depuis 2000 à l’UEFA dont il était devenu le secrétaire général en 2009, Infantino apparaissait boules en main lors des tirages au sort des compétitions européennes (comme la Ligue des Champions) dont il présidait les cérémonies. Lui qui n’était au départ qu’un technocrate, s’est au fil du temps muté en un fin politique, profitant de la brèche ouverte par l’éviction de son patron Michel Platini pour grimper jusqu’au sommet.
Son élection, il la doit en effet en grande partie à l’impossibilité pour l’ancien international français de se présenter. A la suite de sa suspension, l’UEFA avait alors décidé de le propulser à sa place. Tandis que la Confédération européenne s’était d’emblée ralliée à sa candidature, Infantino est alors parti en campagne pour convaincre le reste du monde, en particulier l’Afrique qui lui a permis de compléter son lot de soutiens nécessaires pour être élu.
Infantino promet de rétablir la transparence
Et maintenant ? « Le foot a traversé des moments durs, des moments de crises, mais c’est fini. On doit aller de l’avant maintenant. On doit appliquer la bonne gouvernance, la transparence » , a-t-il promis après son élection. Plus que le foot, c’est surtout la FIFA qui traverse une grave crise, liée aux affaires de corruption qui ont abouti à de nombreuses arrestations et mises en examen. « Le monde entier va nous applaudir pour le travail que la FIFA va faire dans le futur ; nous devons être fiers de ce que nous allons faire ensemble » , a-t-il ajouté. Infantino sera-t-il capable de réformer l’instance en profondeur et lui redonner toute sa crédibilité ? Ses actes seront en tout cas scrutés de très, très près…
Pour revivre le Congrès de la FIFA dans son intégralité, cliquez ici.
Results of 2nd ballot: 4 votes for Prince Ali; 88 votes for Shk. Salman; 0 votes for Jérôme Champagne; 115 votes for Gianni Infantino.
— FIFA Media (@fifamedia) February 26, 2016







