Le différend opposant l’OGC Nice à Jérémie Boga et Terem Moffi prend une tournure de plus en plus délicate. Convoqué ce jeudi devant la commission juridique de la Ligue de football professionnel dans le cadre d’une tentative de conciliation, le club azuréen n’est pas parvenu à trouver un terrain d’entente avec ses deux joueurs, engagés dans une procédure de demande de résiliation de contrat.
Selon les informations relayées par Nice-Matin, les échanges entre les différentes parties n’ont pas permis de déboucher sur un accord. Le club niçois campe sur sa position et estime ne pas avoir manqué à ses obligations contractuelles. Pour tenter de clore le dossier, la direction aurait mis sur la table plusieurs pistes, notamment un prêt ou un transfert, options destinées à désamorcer un conflit devenu sensible sur le plan juridique comme humain.
Un litige qui pourrait se déplacer devant les prud’hommes
Ces propositions n’ont toutefois pas convaincu les représentants des joueurs. En l’absence de compromis, le dossier pourrait désormais quitter le cadre strict du football professionnel pour être porté devant le conseil de prud’hommes, une perspective qui traduirait l’enlisement du conflit.
Pour rappel, Jérémie Boga et Terem Moffi sont en arrêt de travail depuis le début du mois de décembre. Cette situation fait suite aux violences qu’ils affirment avoir subies lors de leur retour de Lorient, le 30 novembre dernier, un épisode qui a profondément détérioré la relation entre les joueurs et leur employeur. Depuis, le dialogue semble rompu, chacun campant sur ses positions.
Si un passage devant les prud’hommes venait à se confirmer, l’affaire prendrait une dimension judiciaire lourde de conséquences, tant pour l’image du club que pour l’avenir sportif des deux joueurs. En attendant, le flou demeure autour de l’issue de ce dossier, qui s’annonce désormais comme l’un des contentieux extra-sportifs les plus sensibles de la saison en Ligue 1.







