Le mois de janvier devait servir de boussole à la saison de l’Olympique de Marseille. Il a démarré comme un coup de frein brutal. Battus à domicile par le FC Nantes (0-2) dimanche en Ligue 1, les Marseillais ont affiché un visage inquiétant, loin de la dynamique positive qui avait clôturé l’année 2025. Une défaite lourde de sens, tant sur le plan comptable que mental.
Roberto De Zerbi l’avait annoncé sans détour : janvier serait décisif. Entre l’espoir d’un premier trophée depuis quatorze ans dès jeudi, une qualification européenne à sécuriser et la nécessité de rester dans le wagon de tête en championnat, l’OM savait que le moindre faux pas se paierait cher. Le premier verdict est tombé, et il est sévère.
Face à une équipe nantaise pourtant en difficulté avant la trêve, Marseille a sombré. Manque d’intensité, imprécisions techniques, nervosité mal maîtrisée jusqu’à terminer la rencontre à neuf contre onze : tout a rappelé les vieux démons d’un club capable d’enchaîner les séries positives comme de s’effondrer brutalement. Le contraste avec les six victoires sur les huit derniers matchs de 2025 est saisissant.
En conférence de presse, De Zerbi n’a pas cherché d’excuses. Au contraire, l’Italien a dressé un constat frontal, presque brutal, de la situation. Il a parlé d’un problème d’énergie, de volonté, de dynamisme collectif. Pas de débat tactique, pas de remise en cause du système : selon lui, l’OM a surtout manqué de force mentale et physique. Un message clair, qui engage autant les joueurs que le staff.
Sur le plan sportif, les conséquences sont immédiates. Marseille voit ses maigres rêves de titre quasiment s’envoler et se retrouve désormais dans une position inconfortable. À mi-chemin entre Lens, leader solide, et Strasbourg, septième, l’OM n’a plus de marge. Derrière, Lille est revenu à hauteur, tandis que Lyon et Rennes ne sont plus qu’à deux points, prêts à profiter du moindre faux pas.
Le classique pour inverser la tendance
Le déplacement à venir face au PSG, pour le Trophée des Champions, prend déjà des allures de tournant. Pas seulement pour le palmarès, mais pour la dynamique. Une réaction est attendue, presque exigée, afin d’éviter que ce mois de janvier ne se transforme en spirale négative. À Marseille, l’histoire récente l’a montré : quand la confiance s’effrite, tout peut aller très vite dans le mauvais sens.
Le message de De Zerbi est limpide : sans énergie, sans engagement total, l’OM ne peut viser plus haut. Reste à savoir si cette première secousse de l’année servira d’électrochoc… ou de signal d’alarme ignoré.







