Le Sénégal a remporté dimanche sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations en s’imposant 1-0 face au Maroc, au terme d’une finale tendue disputée à Rabat. Un succès acquis en prolongations grâce à une frappe décisive de Pape Gueye, mais une rencontre également marquée par un épisode de forte tension en fin de temps réglementaire.
Dans les toutes dernières secondes du match, un penalty a été accordé au Maroc, provoquant de vives contestations côté sénégalais. Les Lions de la Teranga ont alors quitté la pelouse avant de regagner le terrain une dizaine de minutes plus tard. Le penalty, finalement tiré par Brahim Díaz, a été manqué, permettant au match de se poursuivre jusqu’aux prolongations.
Présent en tribunes lors de cette finale, le président de la Fédération internationale de football association, Gianni Infantino, est sorti du silence ce lundi matin pour réagir à ces événements. Dans une déclaration ferme, il a dénoncé le comportement des joueurs sénégalais, parlant d’un « acte inacceptable » et affirmant condamner « fermement les comportements sénégalais » observés à la fin du match.
« Les scènes déplorables doivent être condamnées »
Dans son propos, Gianni Infantino a estimé que les scènes auxquelles le public a assisté ne devaient plus se reproduire. Il a notamment déclaré que « les scènes déplorables dont nous avons été témoins doivent être condamnées et ne jamais se reproduire », rappelant que quitter le terrain de cette manière ne saurait être toléré.
Le patron du football mondial a également insisté sur le respect de l’arbitrage et des Lois du jeu, affirmant que « nous devons toujours respecter les décisions prises par les arbitres, sur et en dehors du terrain ». Il a ajouté que tout comportement allant à l’encontre de ces principes « met en péril l’essence même du football ».
Sans remettre en cause le résultat sportif de la finale, remporté par le Sénégal, cette sortie de Gianni Infantino semble indiquer que cet épisode pourrait encore faire l’objet d’analyses ou de suites disciplinaires. Elle rappelle surtout la volonté des instances internationales de maintenir un cadre strict, même dans des contextes de tension extrême comme une finale continentale.







