Le scandale paraît déjà loin derrière nous, mais pour Michel Platini, c’est toujours le présent. Obligé de quitter son poste et de renoncer à se présenter à la présidence de la FIFA en 2016 à cause d’un paiement de 1,8 million d’euros jugé déloyal par le parquet suisse qu’il aurait touché de Sepp Blatter en 2011, l’ex-président de l’UEFA est actuellement suspendu de toute fonction liée au football jusqu’en octobre 2019.
Une sanction réduite à deux reprises, de huit ans à six ans, puis quatre ans en mai 2016 par le Tribunal arbitral du Sport (TAS) de Lausanne. Un jugement qu’il refuse d’accepter car pour lui, il est innocent. Michel Platini a donc choisi de relancer le dossier en déposant un recours auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH).
Platini plaide toujours son innocence
« C’est pour moi une question d’honneur. Je veux que justice me soit rendue. Ce recours est dans la logique de ce que j’ai toujours dit : je considère n’avoir commis aucune faute, et je suis déterminé à faire valoir jusqu’au bout tous mes droits et à prouver mon innocence », a plaidé l’ancien meneur de jeu de l’équipe de France lors d’un entretien accordé au Monde.
« Je conteste par ce recours auprès de la CEDH l’ensemble des procédures de sanction de la Fifa et l’arbitrage du TAS. J’aurais pu, à un an et demi de la fin de ma suspension, continuer de profiter de la vie, mais je ne veux rien lâcher », a-t-il insisté. Sans doute la tentative de la dernière chance pour l’homme de 62 ans, après avoir déjà épuisé tous les recours en Suisse.







