Sacré champion d’Afrique face au Maroc, le Sénégal doit désormais répondre devant les instances disciplinaires de la CAF après les incidents ayant marqué la finale.
Ce mardi 27 janvier 2026, la Fédération sénégalaise de football a comparu devant le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football. Une audience attendue, conséquence directe des incidents survenus lors de la finale, disputée le 18 janvier dernier et remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0 après prolongation). La CAF, comme la FIFA, avait promis une enquête approfondie afin d’établir les responsabilités de chacun.
Dans un communiqué rendu public dans la soirée, la FSF a tenu à préciser le cadre de cette procédure. « La Fédération sénégalaise de football informe l’opinion publique nationale et internationale qu’elle a comparu, ce mardi 27 janvier 2026, devant le Jury disciplinaire de la CAF », explique le texte, évoquant des auditions menées sur la base des rapports des officiels de match.
Le Sénégal n’était pas venu seul. Représentée par son secrétaire général et assistée juridiquement par Maître Seydou Diagne, la fédération a pu exposer ses arguments. Le sélectionneur Pape Bouna Thiaw, ainsi que deux cadres de l’équipe, Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye, ont également été entendus. Tous ont présenté leurs moyens de défense, dans une atmosphère décrite comme formelle mais attentive.
Au-delà de la procédure, cette comparution touche à quelque chose de plus profond. Le sacre sénégalais s’inscrit dans une continuité historique, celle d’une sélection désormais installée parmi les grandes puissances du football africain. Après les générations de El Hadji Diouf ou Henri Camara, cette équipe a confirmé, par le jeu et par les résultats, que le Sénégal n’est plus un outsider mais un pilier du continent.
Le Sénégal sera fixé dans un délais de 48h !
Pour l’heure, le Jury disciplinaire a mis l’affaire en délibéré. La décision devrait être notifiée dans un délai de quarante-huit heures, conformément à l’annonce faite par la présidente du Jury. En attendant, le Sénégal retient son souffle, conscient que l’issue ne changera pas le résultat sportif, mais pourrait peser sur l’image et la symbolique de ce titre.
Reste une question, essentielle pour la mémoire du football africain : ce sacre sénégalais sera-t-il raconté uniquement comme une victoire arrachée au bout de la prolongation, ou aussi comme une finale dont les remous ont rappelé combien la CAN demeure un théâtre d’émotions brutes, parfois incontrôlables ? C’est aussi à cela que l’histoire jugera ce moment.







